Richard Séguin pratique la gravure, un travail méditatif qui exige de la patience et de la minutie de la part de l’artisan.
Détente zen
Richard Séguin : artiste-graveur et amateur de thé
La gravure et le rituel du thé sont deux traditions millénaires que pratique l’auteur-compositeur-interprète Richard Séguin, qui présente sa première exposition solo à la Maison de la culture Marie-Uguay du 19 juin au 23 août.
Sorte de «rentrée montréalaise» pour Richard Séguin, dont c’est la première exposition solo dans la métropole, l’exposition Les silences de la partition, consiste en la présentation de 75 estampes réalisées depuis une douzaine d’années et permet de découvrir une autre dimension de l’univers poétique du chanteur, qui se consacre de plus en plus à la gravure.
Travail méditatif exigeant de la patience et de la minutie de la part de l’artisan, la gravure permet à l’artiste de calmer ses angoisses: «La gravure est pour moi le geste qui accompagne les mots. Tout comme on écrit des chansons, les gravures sont faites d’encre, de lumière et de temps. Elles sont les silences dans la partition», explique Richard Séguin.
D’une grande sobriété technique, chaque gravure est empreinte de liberté, tant dans le choix des sujets que dans la façon de les traiter. Avec des titres évocateurs comme La légende du hibou, La dimension cachée et L’ouvrier, elles sont autant de petits poèmes traduisant l’attachement du chantre des «Journées d’Amérique» à la nature, à l’histoire et au temps.
Pour approfondir encore davantage le sujet, la maison de la culture propose des visites guidées et des ateliers, disponibles sur réservation.
Le thé étanche toutes les soifs
Avant de devenir ce breuvage à la mode célébré pour ses vertus antioxydantes, le thé était déjà la 2e boisson la plus consommée au monde, après l’eau.
Boisson nationale en Chine, au Japon, au Royaume-Uni, en Inde et dans plusieurs pays arabes, cet élixir fascine tant son histoire est intimement liée à de nombreux pans de l’histoire mondiale.
Le thé, la boisson qui étanche toutes les soifs est une exposition itinérante du Centre d’histoire de Montréal, qui se donne pour mission de répondre à bien des questions sur le thé: son histoire, sa culture, les traitements qu’on lui fait subir, les gestes, les rituels et les coutumes qui l’entourent à travers le monde.
Elle se décline en plusieurs sections, chacune consacrée à un pays ou à une région en particulier, de la précieuse feuille de Chine aux maîtres du thé japonais, en passant par le samovar russe, l’heure du thé de l’Angleterre colonialiste et les trois tournées de l’hospitalité arabe.
Pour profiter pleinement de leur expérience, les visiteurs sont même invités à prendre le thé, tous les samedis à 15h, dans l’atmosphère d’un salon de thé spécialement recréé par la maison de la culture. @Rb: (M.H.)
Maison de la culture Marie-Uguay
6052, boulevard Monk, Émard
Pour information: 514 872-2044.