Julie Couillard et Max Bernier
Faut avoir des couilles pour s’appeler Couillard
Le livre de Julie Couillard est farci de révélations époustouflantes allant du rigolo au carrément criminel.
Des histoires de magouilles politiques, de ventes de terrains au gouvernement, de job de patronage pour sa mère Diane Bellemare, d’offres de nominations suspectes et de lobbying qui dépasse les normes… et l’entendement.
La GRC en aura plein les mains avec Julie au cours des prochains mois. Mais faisons un peu le tri dans ces révélations tant il y en a.
On s’en fout si Max Bernier buvait trop de Pepsi-Cola. Stephen Harper en avalait plus que lui. Ou encore si Max mangeait mal. C’est vrai qu’il avait une propension pour les Jos Louis. Ou bien si Max était plus fort en gueule qu’en techniques amoureuses ou qu’il avait peur qu’on le prenne pour un gai? Ça c’est pas de nos affaires.
Mais il y en avait une qu’on ne savait pas.
Julie a passé à un cheveu de devenir candidate conservatrice aux élections fédérales en cours. Imaginez Julie en train de faire du porte-à-porte dans Deux-Montagnes.
Le grand manitou de l’organisation conservatrice du Québec, Nelson Bouffard, avait songé présenter Julie dans le comté de Rivière-des-Mille-Îles. ’Tasse-toi mon Ti-Claude Carignan. On parachute Julie ‘Deux-Montagnes’ Couillard chez vous.
Julie écrit qu’elle a refusé l’offre de tenter sa chance en politique fédérale même si c’était une ‘perspective assez excitante.’
Un rendez-vous manqué pensez-vous? Julie aurait fait toute un vague sur la scène politique. Un tsunami même. Aujourd’hui Bouffard ne veut plus parler de l’affaire.
On aurait pu la voir, la Julie, à Ottawa, assise sur une banquette arrière derrière son chef. Avec ses immenses atouts politiques, elle serait vite devenue ministre.
Julie n’aurait jamais coupé les octrois aux artistes elle. Au contraire, les danseuses auraient reçu le double. Ça serait la joie partout le long de la rue Ste-Catherine.
Ou même ministre de l’Immigration? Pour remplacer la sérieuse Diane Finley. Fini les problèmes pour les danseuses de l’Europe de l’est qui viennent combler des postes dans nos boîtes de nuits.
Mais tout ça est tombé à l’eau. Julie connaissait déjà assez bien les rouages du gouvernement fédéral. Dans le temps des Libéraux, quand elle fréquentait encore les motards de Montréal, elle avait tenté d’obtenir un contrat de sécurité dans un aéroport du fédéral. Ce n’était pas le ‘personnel’ qui lui manquait.
Imaginez. Des ‘armoires à glace’ aux cheveux longs, habillés de cuir noir et de chaînes en train de passer vos bagages aux rayons-x: ‘Avez-vous de la drogue?’
Julie n’a jamais eu son contrat des Libéraux. L’histoire ne dit pas si elle a tenté sa chance avec Stockwell Day.
Ce que l’on sait cependant, c’est que Julie Couillard a été vue prenant le petit déjeuner à Ottawa avec le ministre responsable de la sécurité des aéroports Stockwell Day, quelques jours avant que l’affaire Bernier éclate. Qui sait? Day aurait pu avoir eu besoin de ses connaissances aéroportuaires.
Julie Couillard nous apprend aussi dans son livre que son chum Max lui avait offert une poste de commissaire à l’Immigration. Un poste rémunéré d’environ 100 000 dollars par année pour décider qui peut rentrer au pays. Non merci.
Notre chère Julie elle a fini par tout refuser – ou presque -- des Conservateurs. On se surprend à le regretter un peu.
Qu’aurait été la Chambre des communes avec madame Couillard sur les banquettes? Plus jamais pareille.
Paul Couillard
Commentaire mis en ligne le 16 octobre 2008Quand on a plus rien à dire on est mieux de se taire-les fonctionnaires des Libéraux on fait bien pire et c¸est déjà oublié.
Mme Couillard aurait méritée plus de respect au travers de cette histoire.