«Il est important que les jeunes prennent leur place dans notre communauté, qu’ils aient leur mot à dire dans toutes les sphères d’activités», a insisté la mairesse Jacqueline Montpetit.
Des jeunes amoureux fous du Sud-Ouest
Forum citoyen du RESO
Selon le directeur général du RESO, Pierre Morrissette, «nous n’avons pas fini de voir évoluer le Sud-Ouest, avec la place que les jeunes vont y prendre». Et c’est effectivement ce que l’on peut retenir du forum citoyen organisé le 24 septembre. On y a rencontré des jeunes dynamiques, totalement épris du Sud-Ouest, désireux de prendre leur place, de s’y investir, d’y faire leur vie, de contribuer à son développement.
Depuis la tenue du Forum jeunesse, en 1997, plusieurs projets ont été mis sur pied pour aider les 16-35 ans à s’épanouir dans toutes les sphères de leur vie, a rappelé M. Morrissette : emploi, études, culture, développement social. Dix ans plus tard, comment voient-ils leur participation au développement économique, social et culturel? C’est ce que le RESO a voulu savoir lors du forum Jeunes du Sud-Ouest en action!.
Quelque 150 citoyens ont pris part à l’exercice. Les discussions ont couvert un large panorama : poursuite, par le RESO, du maillage entre les entreprises et les jeunes adultes, importance pour les organismes de leur faire une place au sein de leur conseil d’administration, soutien aux initiatives mises de l’avant pour promouvoir la persévérance scolaire, favoriser l’intégration des jeunes issus des communautés culturelles, nécessité d’une réflexion pour faciliter le recrutement et la rétention des jeunes travailleurs en entreprise.
Les échanges ont fourni de la matière qui permettra d’alimenter la mise à jour de la stratégie locale pour les jeunes et l’emploi. Ils serviront également à orienter les actions du RESO en fonction des besoins des jeunes en matière d’aide à l’emploi, d’entrepreneuriat et de développement culturel, a indiqué Pierre Morrissette.
«Les jeunes ne forment pas un bloc monolithique, a-t-il souligné. Ils ont des conditions de vie, des aspirations très variées. Ils ont toutes sortes de rêves, de besoins. Ils veulent prendre leur place dans la société et l’influencer avec leurs valeurs. Ils souhaitent être des agents de changement.»
On a eu une belle preuve dans une vidéo où des étudiants, des travailleurs, des jeunes dirigeants d’entreprise ont fait part de leurs objectifs, de leurs rêves. Des témoignages de jeunes profondément attaché au Sud-Ouest, vantant son potentiel de développement, racontant leur volonté de contribuer à son essor.
Portrait en chiffres
Christine Guay, directrice du Carrefour jeunesse emploi (CJE) du Sud-Ouest de Montréal, a de son côté livré un portrait statistique de la situation des 16-35 ans. Selon les données du recensement de 2006, ils comptent pour un peu plus de 30% de la population du Sud-Ouest. Ils sont 21 110 sur une population totale de 69 371 habitants.
On observe une grande diversité culturelle alors que la population immigrante compte pour 24,5%.
Mme Guay a signalé une forte augmentation de diplômés d’écoles de métiers. Ils étaient 405 en 2001 comparativement à 1890 en 2006.
On note par ailleurs chez les 16-35 ans du Sud-Ouest une diminution du français comme langue maternelle. Le taux est passé de 62%, selon les chiffres du recensement de 2001, à 56% en 2006.
Jeunes en détresse
«Il est important que les jeunes prennent leur place dans notre communauté, qu’ils aient leur mot à dire dans toutes les sphères d’activités», a pour sa part insisté la mairesse de l’arrondissement, Jacqueline Montpetit, lors de son allocution prononcée en ouverture du forum. Elle a invité tous les acteurs à faire des «efforts particuliers» pour soutenir «les jeunes en détresse dans notre arrondissement qui ont leur lot de difficultés»; les jeunes décrocheurs, les jeunes des communautés culturelles qui ont du mal à intégrer le monde du travail, a-t-elle donné en exemple.