Le trio formé du batteur et percussionniste Louis Souverain, de la chanteuse et guitariste Michelle Boback et du bassiste Jonah Lewis sera en spectacle à la Terrasse St-Ambroise le 25 septembre.
«Ma passion, c’est vraiment être derrière la batterie»
– Louis Souverain
Pas toujours facile de concilier la vie de musicien et la vie de famille. Après avoir mis sa carrière en veilleuse au lendemain de la naissance de son fils, le batteur et percussionniste Louis Souverain est revenu à sa grande passion il y a deux ans. On pourra l’entendre le 25 septembre à la Terrasse Saint-Ambroise en formation trio avec la chanteuse Michelle Boback.
En 2004, Louis Souverain est devenu papa. Un beau garçon. «J’ai pris un peu de recul», relate-t-il. Le résidant de Ville-Émard a alors délaissé la scène pour se consacrer en bonne partie à l’enseignement. «Mais il y a deux ans, j’ai réalisé que ma passion, c’est vraiment être derrière la batterie», explique-t-il. Retour aux sources.
Quand vous jouez de la batterie depuis 17 ans, que vous composez, la musique, vous l’avez dans la peau. Pas facile de tourner le dos à la scène.
Professionnel depuis 1995, le musicien âgé de 32 ans a notamment étudié au cégep Vanier. À sa sortie du collège, il a mis sur pied le trio Jazzma au sein duquel on retrouvait son copain Ric'key Pageot, le claviériste qui tourne présentement avec Madonna.
À leur répertoire, du jazz. Ils interprétaient leurs compositions et des standards. «En 2000, nous avons joué au Festival international de jazz de Montréal, confie Louis Souverain. Ç’a été un rêve pour moi.»
L’année suivante, il a quitté la formation pour tâter d’autres genres. «J’ai exploré la musique électronique, le deep house, le lounge. J’ai beaucoup d’intérêt pour ces musiques», raconte celui qui craque également pour le funk, le soul et le brésilien. On peut entendre deux de ses compositions, That brazilian thang et elevator_groove_no2, sur le site www.reverbnation.com
Quand il est devenu père, sa vie professionnelle a bifurqué. En plus d’enseigner la musique, il est devenu drum tech, un travail de coulisse. Le drum tech, c’est le spécialiste qui monte l’instrument du batteur en vue du spectacle. Il a notamment fait ce boulot pour celui qu’il cite comme sa grande influence, le batteur Manu Katché, qui a tenu le rythme pour Sting, Peter Gabriel, Tracy Chapman, Tori Amos et autres Dire Straits.
Louis Souverain a aussi fait, et continue de faire, beaucoup de travail en studio. «Mais ce n’est pas comme être sur scène», dit-il. Une scène avec laquelle il a renoué y a deux ans. Heureux comme un poisson dans l’eau. En novembre 2007, on le retrouvait en tournée avec l’artiste de hip hop Annakin Slayd.
Le 25 septembre, il en sera à un second spectacle en un mois avec Michelle Boback. «C’est une chanteuse vraiment incroyable», lance-t-il avec enthousiasme. Le batteur est plein d’éloges pour celle qui a mené sa carrière sur la côte ouest canadienne pendant plusieurs années avant de poser ses valises à Montréal.
Et ça sonne comment ce trio ? Louis Souverain évoque un intriguant mélange «d’électro pop, de jazz, de brésilien. «Ça donne un son très particulier», dit-il. L’invitation est lancée aux curieux avides de découvertes musicales.
Le spectacle sera présenté à 20h. La Terrasse St-Ambroise est située au 5080, St-Ambroise.