Annabelle Chvosteck et les membre de Lake of Stew. (Crédit photo: Martin C. Barry)
Festival folk du canal: mission accomplie
La première édition a attiré des centaines de personnes
Mère nature doit aimer la musique folk, car c’est par une magnifique journée ensoleillée que s'est déroulé le tout premier festival folk au bord du canal de Lachine le samedi 21 juin sur la terrasse McAuslan à St-Henri.
Avec la foule de festivals qui font vibrer la ville dès que le mercure atteint les 25 degrés Celsius, on aurait pu se demander si vraiment besoin il y avait d’un de plus. La question a rapidement été résolue grâce aux centaines d’amateurs de musique folk qui ont envahi le site tôt en matinée pour ne le quitter que tard en soirée.
Dès 13h, l’événement, fort bien huilé pour une première édition, a présenté les formations Maica and the Suitors, suivi de The Good Lovelies and Perhaps Because, trois groupes de Toronto. Vers 15h, le rocker folk originaire de Niagara Scott Normandy et sa délicieuse pièce Boston Flood ont séduit la foule, qui a tiré avantage du fait que le festival avait lieu sur la terrasse de la brasserie McAuslan.
Malgré cette abondance de bière, l’événement en était un familial sans conteste. Les organisateurs se sont assuré d’inclure de activités pour les tout-petits et plusieurs de ces adorables bambins ont transformé la tersasse en un terrain de jeu durant la journée.
Début de soirée magnétique
Wailin' Jenny et la sensationnelle Annabelle Chvosteck ont ensuite hypnotisé les spectateurs avec leurs voix envoutantes. Puis, ce fut le tour des groupes bluegrass/folk/country montréalais Lake of Stew and United Steel Workers of Montreal. Lake of Stew est un collectif d'auteurs et de musiciens donnant dans le «folk/roots» à l'ancienne, bien connu pour se prestations acoustiques et ses envolées harmoniques.
Formé de six musiciens, United Steel Workers of Montreal, possède pour sa part la réputation bien établie d’être un des meilleurs bands live de la ville, réputation qu’ils n’ont pas fait mentir. La voix chaleureuse et la mignonne dégaine de la chanteuse du groupe, Felicity Hamer, associées à l’attitude impertinente des gars sur la scène créaient un équilibre parfait. Impossible de rester assis lorsque le banjo, la mandoline et cette bonne vielle musique bluegrass atteignent vos oreilles.
Parlant de bluegrass, le groupe Notre Dame de Grass a continué à alimenter l'ambiance de fête jusqu’à l'arrivée sur scène, et sous la voute étoilée, de Rob Lutes. L'auteur-compositeur-interprète de NDG a merveilleusement conclu la soirée avec ses textes et sa voix inspirés. Son guitariste Rob MacDonald a brillé tout autant que Lutes, soufflant l’audience avec son incroyable maîtrise de son instrument.
Quiconque osera affirmer après ça que Montréal n'a pas une scène folk acoustique bien vivante ne sait pas de quoi il parle et les artistes du festival folk du canal l’ont brillamment démontré, au plaisir de tous ceux qui ont eu la chance d’assister à cette première, mais non dernière édition.
Chapeau à Matt Large de Hello Darlin' Productions, Carl Comeau d’Hyperbole Music et Dave Cool du Centre Ste-Ambroise pour avoir réuni cette excellente sélection de groupes.