Les citoyens et organismes du Sud-Ouest pourront exprimer leurs points de vue sur la question du développement des ateliers du CN.
Développement des ateliers du CN : les citoyens seront consultés
Lors de sa séance du 6 août dernier, le comité exécutif de la Ville de Montréal a mandaté l'Office de consultation publique de Montréal (OCPM) pour accompagner l’arrondissement du Sud-Ouest dans le cadre d’une démarche participative relative à l’avenir du site des anciens ateliers du CN dans le quartier Pointe-Saint-Charles.
Plutôt que de mener une consultation sur un projet déjà élaboré, l’OCPM aura ainsi pour mandat de sonder la population et les différents partenaires du milieu en amont du projet à développer. Cette démarche permettra à l’arrondissement d’élaborer un plan d’ensemble qui répondra le mieux possible aux attentes et aux préoccupations des instances municipales, de la communauté et des intervenants directement concernés, dont le propriétaire des lieux. Cette manière novatrice de procéder fait suite à une demande adressée au comité exécutif par les élus de l’arrondissement du Sud-Ouest.
La mairesse de l’arrondissement du Sud-Ouest, MJacqueline Montpetit, se réjouit de la décision du comité exécutif, qui va exactement dans le sens de l’orientation souhaitée par l'arrondissement. «C'est une excellente nouvelle, nous allons désormais aller de l’avant et dégager une vision commune de développement, de façon ouverte, constructive et structurée. C’est une rare chance de pouvoir ainsi travailler en amont d’un projet d’une telle envergure, en étant à l’écoute de la population», a-t-elle souligné.
Cette démarche participative menée par l’OCPM favorisera le développement d'une vision consensuelle, qui se traduira ensuite dans les outils réglementaires applicables à l'aménagement du site.
Les ateliers ferroviaires de Pointe-Saint-Charles
Répartis sur 3,7 millions de pieds carrés (34,3 ha) dans le quartier Pointe-Saint-Charles, les anciens ateliers ferroviaires du CN jouissent d’une situation géographique favorable par rapport au centre-ville et au Parc d’entreprises de la Pointe-Saint-Charles (auparavant appelé le Technoparc de Montréal).
Appartenant depuis 2003 à une entreprise privée, le site comporte cependant certaines contraintes liées à son développement, notamment la contamination de ses sols, son enclavement géographique, la desserte insuffisante en transport en commun et la présence de bâtiments industriels qui sont des témoins architecturaux significatifs.