Crédibles dans leurs personnages de chauffeur de tramway, d’épouse bourgeoise ou de cultivatrice, qui aurait cru que ces gamins étaient aussi bourrés de talent?
Une belle surprise
Les élèves ont donné une performance exceptionnellement divertissante
C’était soir de première à la Maison de la culture Marie-Uguay mercredi le 14 mai alors que les 25 élèves de 4e année du primaire de l’École Dollard-des-Ormeaux présentaient Les Fridolinades, mon aventure théâtrale devant une foule de parent et d'amis venus les acclamer.
En présence du plus jeune fils de l’auteur des Fridolinades, Pascal Gélinas, venu filmer quelques images pour les archives familiales, les élèves ont donné l’impression d’être comme de petits poissons dans l’eau sur une scène devant public.
Qui aurait cru que ces gamins, âgé de neuf ou 10 ans à peine auraient été aussi bourrés de talent? C’est qu’ils sont bons les petits «vlimeux» avec leurs yeux espiègles et leur sourire de ravissement lorsque leurs répliques font mouche, provoquant un éclat de rire de la salle.
Le temps d’une succession de sketches plus rythmés les uns que les autres, merci à la mise en scène de Claire jacques, c’est un retour sur notre histoire collective et une réflexion tout à fait actuelle sur la valse hésitation du Québécois moyen que ces enfants ont réussi à incarner.
Crédibles dans leurs personnages de chauffeur de tramway, de passager complètement ivre, d’épouse bourgeoise ou de cultivatrice, ils ont vraiment donné le meilleur de leur créativité d’enfant pour faire revivre des saynètes écrites dans les années 40.
Tellement d’effort et de travail
Quelques minutes avant le début de la représentation, visiblement émus, Martin Philippe Côté, agent culturel à la mission de la culture et instigateur du projet, et Johanne Pelletier, l’enseignante des comédiens en herbes, ont pris la parole pour souligner les mois de travail qui se cachaient derrière cette première représentation. M. Côté a rappelé «l’importance d’offrir un peu de magie» à ces jeunes.
Erratum!!
Il est impératif de souligner ici que deux erreurs se sont glissées dans l’article paru la semaine dernière, intitulé Les Fridolinades à Marie-Uguay, et qui annonçait le tenue de l’événement. Si la 1re est une erreur d’inattention, on en conviendra, la 2e est plus regrettable.
D'abord, l’univers des Fridolinades est bel et bien celui de l'auteur Gratien Gélinas et non celui de Marcel Dubé, comme indiqué dans le haut de l’article, dans une malencontreuse inversion de ces deux auteurs contemporains.
Par ailleurs, méprise factuelle plus regrettable celle-là, Danièle Renaud n'est pas l'enseignante des élèves de 4e année du primaire de l’École Dollard-des-Ormeaux, mais bien la coordonnatrice du projet.
L’enseignante, Johanne Pelletier, mérite d'être félicitée pour son engagement, car les nombreuses heures investies dans le projet se sont ajoutées à sa tâche normale et La Voix Pop tient à souligner ici ses merveilleux efforts.