Émilie Ouellette, a donné une performance survoltée pour son premier spectacle au bar Le Petit Medley. Un 2e spectacle est prévu le 25 mars.
Pari réussit!
Enfin une humoriste socialement engagée
marilyse.hamelin@transcontinental.ca
La jeune humoriste de Ville-Émard, Émilie Ouellette, a donné une performance survoltée pour son premier One Woman Show au bar Le Petit Medley cette semaine et elle remet ça ce mardi 25 mars.
Devant une foule composée de parents, d’amis, de curieux et de la directrice de l’École nationale de l'humour, Louise Richer, l'ex-élève a réussi haut la main ses premiers pas d'humoriste professionnelle.
Intitulé Dans la marge, le spectacle enchaîne des numéros qui en disent long sur la génération et les sensibilités de la jeune femme, qui célébrait son 27e anniversaire le soir même de la première, le 18 mars dernier.
Écologie, racisme, religion, hyper sexualisation des jeunes filles… tout y passe. Émilie Ouellette, qui travaille aussi auprès des personnes autistes dans la vie, a même trouvé le moyen d’en faire un numéro comique et pas du tout désobligeant.
Boîte à surprise
Rompue à l’improvisation, un atout dont elle s’est servie tout le long du spectacle pour interagir avec le public, Émilie Ouellette a également dévoilé de grands talents de comédienne, bernant la foule dans un numéro portant sur le mensonge. Par crainte de gâcher le punch, nous tairons ce dont il s’agit pour mieux vous garder la surprise.
Dans un autre numéro où elle s’improvise clown dans un département de soins intensif pour les enfants, elle réussit la difficile tâche de faire rire d’un autre sujet délicat, comme quoi l’humoriste sait jongler habilement avec les tabous et le malaise.
Une pièce d'anthologie celui-là, le numéro où elle décrit sa phobie des mouches, tout en étant incapable de dire le mot, qu’elle remplace par le premier mot trouvé dans le dictionnaire; manque de chance, elle tombe sur le mot juif, ce qui crée une série de quiproquos hilarants, qui, évidemment, servent à dénoncer le racisme et l’intolérance.
Mais le numéro qui vaut le détour, plus que rodé puisqu’Émilie Ouellette le travaille depuis quelques années, c’est celui de la none à la voix rappelant celle de la chroniqueuse télévision à La Presse, Louise Cousineau.
La none n’est pas mariée, mais bien conjointe de fait avec un Dieu un peu pleutre et jaloux. Lorsque Lucifer entre dans le décor, la scène de ménage commence et on rit à gorge déployée.
Au final, un spectacle d’une heure quinze minutes sans entracte de très bonne qualité, surtout pour un premier, et présageons que l’humoriste a un bel avenir devant elle!
Émilie Ouellette
Dans la marge
Le 25 mars au Petit Medley
info@emilieOuellettete.com
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