Manque de fonds
Financement de l’alphabétisation populaire
(M.H.) Malgré un financement annuel augmenté de 5000$, les représentants du Carrefour d’éducation populaire estiment qu’il reste beaucoup de travail à faire pour permettre à leur organisme de remplir pleinement sa mission auprès des adultes peu alphabétisés de Pointe St-Charles.
En juin 2007, l’organisme a demandé au Ministère de l’Éducation une augmentation annuelle de 54 000$. «Cette augmentation aurait à peine suffi à combler les besoins auxquels nous devrions répondre», explique Donald Nolet, coordonnateur au carrefour. Et pourtant, l’organisme n’a finalement reçu qu’un maigre 5000$.
Apprendre autrement
Pourtant, l’organisme a mainte fois démontré son utilité et son expertise en alphabétisation depuis sa fondation à la fin des années soixante.
«Les statistiques démontrent qu’un québécois sur cinq est aux prises avec des problèmes de lecture et d’écriture. Parmi eux, plusieurs associent l’école à l’échec et refusent d’y retourner», illustre M. Nolet.
Le Carrefour constitue donc, selon son coordonnateur, une alternative intéressante à l’école traditionnelle avec ses activités d’éducation populaire, dont l’alphabétisation.
C’est pourquoi le carrefour a décidé de joindre sa voix à celle des autres groupes membres du Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ), afin de réclamer l’indexation annuelle de leur financement de base dès l’automne prochain.
«Ne pas indexer, c’est laisser le financement des groupes se dégrader encore d’année en année», déplore M. Nolet.
Le carrefour d’éducation populaire demande également à ce que le prochain plan d’action en matière d’éducation des adultes et de formation continue d’accorder une priorité à la lutte contre l'analphabétisme et que cela se traduise par de nouveaux investissements en faveur des groupes d’alphabétisation.