M. Jean Roméo Boucher, membre de la Société d’histoire de Pointe-Saint-Charles, M. Thierry St-Cyr, député de Jeanne-Le Ber, Mme Gisèle Turgeon-Barry, présidente de la Société d’histoire de Pointe-Saint-Charles, Abbé Guy Charland, prêtre et économe provincial des prêtres de Saint-Sulpice, M. Claude Dauphin, vice-président au comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable de la sécurité publique, et M. Serge Tremblay, directeur du Service de sécurité incendie de Montréal, devant la plaque originale datant du début du siècle.
Hommage rendu aux Sulpiciens à Pointe-Saint-Charles
L’année 2007 marque le 350e anniversaire de l’arrivée des Sulpiciens à Montréal et c’est en cette occasion que la Société d’histoire de Pointe-Saint-Charles, la Ville de Montréal et le Service de sécurité incendie de Montréal ont rendu hommage au prêtre Jacques Le Maistre tué le 26 août 1661 par les Iroquois sur l’actuel site de la caserne 15.
La Société d’histoire de Pointe-Saint-Charles a profité de cet événement afin que la plaque, apposée sur un mur extérieur de la caserne 15 et commémorant cet épisode de l’histoire, soit remplacée par une nouvelle enseigne.
Datant du début du siècle, cette plaque, substituée en raison de son état et de quelques inexactitudes, soulignait le courage qu’avait eu le Sulpicien Jacques Le Maistre en affrontant de sang froid les Iroquois alors cachés dans une embuscade sur les terres de ce qu’était alors la ferme Saint-Gabriel.
«C’était la première fois que la caserne soulignait un événement comme celui-là», a confié la chargée de communication du Service de sécurité incendie de Montréal, Mélanie Drouin.
La présidente de la Société d’histoire de Pointe-Saint-Charles, Gisèle Turgeon, a, de son côté, tenu à souligner le travail de Jean Roméo Boucher qui a entrepris de fabriquer la nouvelle plaque maintenant fixée à l’endroit même où se trouvait la version originale. Cette dernière sera d’ailleurs conservée par la Société. «Considérant qu’il s’agit d’un artefact assez particulier, nous tenions à ce qu’elle soit conservée dans le quartier», a noté Gisèle Turgeon dans le dernier bulletin de la Société.
Plus qu’une histoire de religion
Venus de Paris, les prêtres de Saint-Sulpice, aussi appelés les Sulpiciens, sont arrivée en Nouvelle-France en août 1657 afin d’assurer le développement de Montréal, alors nommée Ville-Marie.
Le Québec doit aujourd’hui beaucoup aux Sulpiciens qui ont, entre autres, construit le séminaire de Saint-Sulpice en 1661, en plus de venir en aide aux plus démunis tout s’occupant du domaine de l’éducation, dotant d’ailleurs l’Université Laval d’une faculté de théologie et de droit.
Bien que la Révolution tranquille ait grandement freiné leurs actions, les Sulpiciens d’aujourd’hui travaillent toujours à la formation des jeunes prêtres.