Bourse des résidus industriels du Québec
Le RESO invite les entreprises du Sud-Ouest à s’y inscrire
Beaucoup d’entreprises estiment à tort que leurs résidus sont trop contaminés pour resservir ou encore qu’il n’existe pas de débouché pour leur donner une seconde vie. C’est pourquoi le Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO) fera la promotion de la Bourse des résidus industriels du Québec (BRIQ) auprès des entreprises du Sud-Ouest.
Mise sur pied par le Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTÉI) Centre J.-Édouard-Simard, associé au Cégep de Sorel-Tracy, la BRIQ permet de créer des partenariats entre des entreprises qui génèrent des matières résiduelles et d’autres entreprises qui désirent les utiliser pour leur production.
Le travail d’analyse et de recherche du CTTÉI permet de favoriser la mise en valeur des matières résiduelles et de les «remettre sur le marché» par l’entremise de la BRIQ en optimisant les gains économiques et écologiques.
La Bourse fonctionne selon le principe des petites annonces. Les annonces des entreprises sont affichées sur un site Internet accessible à tous, cependant seuls les membres peuvent procéder à des échanges.
Ainsi, selon les exemples cités par le CTTÉI, les sous-produits générés par une entreprise peuvent être réutilisés pour le sablage au jet et dans la fabrication de ciment, de béton, de pavage alors que des poussières d’acier, résidus produits par l’industrie de la métallurgie, peuvent resservir afin de produire un pigment de peinture.
Question de point de vue…
Comme l’ont dit Mme Hélène Gignac et M. Jean-François Vermette du CTTÉI, conférenciers lors d’un dîner-conférence du RESO le mois dernier, «les rejets d’une industrie deviennent les matières premières d’une autre».
Pour sa part, Richard Roussel, directeur du Service aux entreprises du RESO, estime que, tant les entreprises que l’environnement, tireront des bénéfices de ce programme: «En s’inscrivant à la BRIQ, les entreprises du Sud-Ouest retireront des bénéfices économiques par la diminution des coûts d’achat de matières premières ou secondaires. En plus de poser un geste concret pour la protection de l’environnement, les entreprises qui participeront à la BRIQ pourront développer des partenariats avec d’autres entreprises», explique-t-il.
«C’est toute la communauté qui retirera des bénéfices environnementaux de la gestion écologique des matières résiduelles. Comme on le voit, la Bourse des résidus industriels du Québec répond entièrement à l’une des deux préoccupations transversales du Plan d’action local pour l’économie et l’emploi (PALÉE) du Sud-Ouest, qui est d’instaurer une approche de développement durable», a ajouté M. Roussel.
Ce dernier souligne que cette initiative constitue l’amorce d’un des projets du RESO qui consiste à mettre en place un Écoparc industriel dans le Sud-Ouest. Mentionnons que le Sud-Ouest sera ainsi le premier territoire montréalais à participer à la BRIQ.