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De l’immense au minuscule

Isabelle Debras, une artiste verrière de talent

Marilyse Hamelin
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Article mis en ligne le 12 juillet 2007 à 15:45
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De l’immense au minuscule
L’artiste Maître-Verrière, Isabelle Debras, tient boutique au cœur même de son atelier, sur la rue Hibernia.
De l’immense au minuscule
Isabelle Debras, une artiste verrière de talent
Maître-Verrier, Isabelle Debras a étudié et développé son art en France dans sa ville natale de Besançon, où elle a créé de grandes murales pour des édifices publics, des entreprises privées, et même des vitraux pour des particuliers, qui ont eu la chance de s’offrir une œuvre originale et unique pour leur demeure. Mais voilà, Isabelle est tombée en amour avec le Québec lors d’une exposition des métiers d’art.
«Mon kiosque était tout à côté de celui de la délégation du Québec, de fil en aiguille, je me suis moi-même laissée convaincre par leur campagne de charme», raconte-t-elle.

En 2001, elle débarque à Montréal. Conquise par le charme suranné de pointe-St-Charles, elle s’y installe rapidement. Depuis, l'artiste tient boutique au cœur même de son atelier, sur la rue Hibernia.

Ce qui ne veut pas dire que l'enracinement dans sa province d'adoption a été de tout repos. Isabelle a du faire part d’une capacité d'adaptation hors norme.

Formée auprès d’un Maître-Verrier dont elle a été l'apprentie pendant trois ans, elle maîtrise une profession qui est beaucoup plus commune en France qu’ici.

«On retrouve des maîtres verriers surtout dans le Nord de la France, en Belgique, et en Angleterre. Ces pays bénéficient de climats idéaux pour les vitraux. On en retrouve peu ou pas en Italie ou dans le sud de la France, car il y fait trop chaud. Ici, c’est le contraire, le climat est trop froid», explique l’artiste.

«Au Québec, il y a ici beaucoup de doubles châssis, ce qui n’est pas commode pour l'installation de vitraux. La solution est de suspendre des vitraux de plus petite taille devant les fenêtres, mais ce n’est pas exactement la même chose», explique-t-elle.

De plus, Isabelle Debras ne peut malheureusement pas faire partie du bassin d’artistes certifiés par le gouvernement auxquels on commande des œuvres dans le cadre du 1% du budget des chantiers, qui doit être consacré à l’art public.

«J'ai soumis un portfolio de mes œuvres. On m'a dit ‘c’est très bien, mais ça n’a pas été produit au Québec’, alors on m'a refusé. C’est assez étrange, il faut bien commencer quelque part… Quand on essaie de nous convaincre d’immigrer, on nous joue la grande séduction, puis, on vit des choses comme ça, C’est pareil pour les médecins, on en parle de plus en plus dans les médias», regrette Isabelle Debras.

«Si on immigre c’est par amour du Québec, toute ces barrières, ce n'est pas le fait des gens, mais bien d'une administration au pouvoir qui ne veut rien comprendre», dit-elle.

Ne se laissant pas décourager, Isabelle est partie de l’art macro vers le micro, en lançant sa collection de bijoux de verre multicolores. Son thème de prédilection : la rayure.

«Je suis folle de la rayure, c’est vraiment ce qui me passionne!», s’amuse-t-elle.

Et tant mieux, car ses magnifiques pièces sont vraiment uniques en leur genre! Vendues dans le circuit des boutiques branchées, ces œuvres miniatures sont notamment disponibles à la boutique du Musée d’art contemporain, à la boutique des métiers d'arts du marché Bonsecours et au salon boutique GLAM dans le Vieux-Montréal.

Isabelle Debras a aussi crée tout une ligne de vaisselle de table, dont de magnifiques assiettes de verres, qu’elle propose aux restaurateurs. Elle fabrique aussi des la tuile et des lumières murales.

Jamais à bout de créativité, elle prend aussi des contrats d'architectes pour des concepts spéciaux, dont le dernier en lice, une cuisine zen avec des panneaux de verre peint sur les portes d'armoires, un pur ravissement pour l’œil.

Elle accepte aussi quelques contrats pour le cinéma. Sa dernière création pour le 7e art ? Un pare-brise d'avion!

«Ce n’était pas de la tarte, j’ai du faire plusieurs prototypes, tous les moulages, mais, au final, ils étaient bien contents!», raconte cette artiste qui gagne à être connue.

Isabelle Debras.com

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