Le Premier ministre Stephen Harper au micro
La vraie nature de Stephen Harper
Il s’est produit un incident révélateur cette semaine, qui en dit long sur le Premier ministre Stephen Harper.
C’était à l’occasion d’une entrevue télévisée avec Peter Mansbridge de CBC qui l’interrogeait sur la crise économique.
La bourse est en chute libre a insisté Mansbridge et des milliers de Canadiens peuvent perdre leurs emplois, leurs commerces, leurs maisons, bref les épargnes d’une vie.
C’est alors que Harper a répondu avec un sourire narquois – comme s’il venait d’en sortir une bonne - qu'il y a probablement d'excellentes opportunités d'achat sur le marché boursier.
Ce qui n’est pas faux. Mais venant de Harper, la phrase a semblé cruelle et sans-cœur. Harper parlait plus comme un courtier qu'un premier ministre. C’était quasiment comme dire ‘le malheur des uns fait le bonheur des autres’ cette idéologie de la droite qui divise les gens en gagnants et en perdants. Tant pis…on ne peut pas tous être pauvres!
La phrase n’était pas lâchée que ses adversaires politiques s’en léchaient déjà les doigts. Une gaffe meilleure que le poulet du Colonel (PFK).
Ça rappelle une autre improvisation, celle des ‘galas des artistes riches’ qui lui a fait perdre le Québec qu’il avait dans le sac au début de la campagne.
Harper ne veut pas dégager une idée de panique, c’est bien légitime. Mais son ton sans émotion et son manque de passion nous portent à croire qu’il ne se soucie pas de la crise. Au contraire, il sait que c’est sa carrière politique qui est en jeu. Mais pour nous, c’est encore du ‘Tout va très bien, madame la marquise, tout va très bien.’
Harper n’est certes pas un vétéran de la ligue d’improvisation. Il est à son meilleur quand il voit venir les coups et qu’il est bien préparé. C’est pour ça que la crise économique l’a déboussolé complètement.
L’ancien Président américain Bill Clinton disait toujours ‘I feel your pain’ (Je ressens votre douleur.) Vrai ou non, c’était perçu comme un signe d’empathie.
Lorsque Stephen Harper est bien préparé et suit son script religieusement, il est superbe, mais lorsque qu’il improvise il peut même aller jusqu’à dire qu’il pourrait mettre des jeunes de 14 ans ou plus en prison (sauf au Québec ou c’est 16 ans) pour de crimes avec violence, et de doubler les peines pour les jeunes trouvés coupables.
Ou encore il pourrait se monter contre la culture, en commençant par la censure des artistes qui ne respecte pas ‘l’ordre public’ suivi des coupures de 44,5 millions $ aux arts.
Au point où son image avec le beau petit chandail bleu du petit papa tout-doux et gentil qui joue du piano avec ses enfants est devenu une farce. Le pub a dû être retirée des ondes.
En fin de compte, il reste un leader, possiblement compétent, la crise économique en décidera, mais un leader froid et distant, sans grande compassion ou empathie.
Et ça c’est assez pour défaire un politicien quand les temps sont durs.
Marilou Ellis
Commentaire mis en ligne le 14 octobre 2008Je trouve que Stephen Harper n'aurait jamais du être élire président du Canada, il n'est pas a là Hauteur.
Pourtant, je sais qu'il a de bonnes intentions, mais j'ai l'impression qu'il se fous un peu de tout ça. J,ai l'intuition qu'il ne seras pas élu cette année.