TORONTO - Le plus haut tribunal de l'Ontario a maintenu le registre des contrevenants sexuels de la province, vendredi, jugeant que le droit du public à la sécurité éclipse toute violation potentielle de la liberté d'un contrevenant.
Il n'y a aucune façon de savoir d'avance quel délinquant sexuel récidivera, c'est pourquoi ils seront tous enregistrés, a estimé le juge de la Cour d'appel Robert Blair dans un jugement de 39 pages, ajoutant que l'enregistrement donne à la police un outil de recherche inestimable.
Appelé aussi "loi de Christopher", le registre de l'Ontario a été créé le 23 avril 2001, un jour après la sortie de prison d'Abram Dyck, qui avait purgé 11 mois pour attouchements sexuels.
Son avocat, Stéphane Gehl, a souligné que la loi actuelle place dans la même catégorie un pédophile dangereux et un contrevenant qui a commis un délit mineur.
Depuis novembre, le registre de l'Ontario, le premier en son genre au Canada, a recensé 7909 contrevenants. Il contient le nom du contrevenant, sa date de naissance, son adresse, sa photo et les détails du crime. La liste est mise à jour chaque année pendant 10 ans.
Le jugement de vendredi fait suite aux nouveaux amendements adoptés par le gouvernement de l'Ontario qui obligent maintenant les délinquants sexuels vivant dans la communauté à être enregistrés Avant l'adoption de ces amendements, les contrevenants étaient inscrits uniquement lors de leur libération.
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