OTTAWA - La Fédération des Nations indiennes de la Saskatchewan réévaluera sa décision controversée de réadmettre dans ses rangs David Ahenakew, accusé d'avoir tenu des propos haineux à l'égard des juifs.
L'offre tient toujours même si David Ahenakew a cru bon de la décliner en raison de vives condamnations.
Le chef Lawrence Joseph a dit mardi croire que les paroles de son ami et ancien chef national de l'Assemblée des Premières Nations avaient dépassé sa pensée. Il a toutefois ajouté qu'il s'agissait d'un avis personnel qui n'engageait pas La Fédération des Nations indiennes de la Saskatchewan.
Le chef Joseph s'est entretenu pendant deux heures mardi avec des leaders du Congrès juif canadien à Ottawa.
"Nous condamnons bien sûr les propos de David Ahenakew, mais nous croyons aussi à l'importance d'accorder aux gens une deuxième chance", a déclaré le chef Lawrence après la rencontre.
Le chef et d'autres membres de la Fédération avaient réclamé un entretien avec des leaders juifs après que l'annonce de la réadmission de David Ahenakew eut déclenché une levée de boucliers le mois dernier de la part du gouvernement provincial, du gouvernement fédéral et de certains leaders des Premières Nations.
David Ahenakew doit subir un second procès l'automne prochain pour des accusations d'incitation à la haine. Il avait tout d'abord été reconnu coupable, en Cour provinciale, ce qui lui avait valu une amende de 1000 $.
Les faits reprochés à David Ahenakew remontent à décembre 2002. Il avait alors déclaré devant un auditoire, et ensuite à un journaliste, qu'Adolf Hitler avait décidé de se débarrasser des juifs parce qu'ils contaminaient l'Europe. Le chef cri, militaire canadien durant 16 ans, avait également laissé entendre que les juifs étaient responsables du déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale.
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