Vincent Beaulieu, lors de sa rencontre avec Pierre Vigneault, des Hebdos Transcontinental.
Vincent Beaulieu a déjà «gagné»
Inscrit dans la catégorie 45 kg et plus, dans la discipline du karaté, Vincent Beaulieu reconnaît qu'il a peu de chances de remporter une médaille, mais il estime qu'il est déjà gagnant puisqu'il a pu se qualifier pour les Jeux du Québec.
Vincent est âgé de 12 ans et il habite le quartier Ville-Émard, dans l'arrondissement Sud-Ouest. Au moment où on l'a rencontré, pour cette entrevue, il n'avait pas encore remporté de combats, mais il espérait quand même remporter au moins une victoire. Cela serait loin d'être suffisant pour lui permettre d'accéder au podium.
C'est au club Yoshokan du Centre Gadbois que Vincent Beaulieu poursuit son entraînement, à raison de deux heures par semaine, en temps normal. En préparation pour les Jeux, il a dû y consacrer une heure de plus par semaine.
À voir son large sourire et son excellente humeur, on se rend compte tout de suite qu'il ne sera pas bien attristé, s'il retourne chez lui sans médailles. Les 4 000 athlètes inscrits se partageront seulement quelques centaines de médailles... Vincent donne quand même le maximum, dans les compétitions. Il est très calme et concentré, mais après les rencontres, il sait aussi profiter des moments de loisirs qui sont accordés à tous les participants. Il profite beaucoup de la salle de jeux et du salon d'informatique.
Vincent déplore un peu les règles auxquels sont soumis les athlètes. «Je pensais qu'on serait en relâche, mais c'est pas vraiment le cas... On a un couvre-feu et, en plus, on couche même dans une école!», s'exclame-t-il, en riant. Ce qu'il aime le moins, dans son séjour, ce sont les normes strictes, au niveau de l'alimentation. Il trouve même que ça risque de lui faire prendre du poids, car les autres athlètes de son groupe lui refilent souvent ce qu'ils aiment moins...
Vincent Beaulieu est bien fier des succès de «l'autre Vincent» de son groupe, Vincent Boyer, qui a déjà récolté deux médailles. «Le seul problème, quand on est deux à porter le même nom, c'est qu'on ne sait jamais qui doit répondre quand on entend crier «Vincent!», conclut le jovial jeune athlète.
PHOTO:Beaulieu