Gabrielle Roy
La maison de la culture soulignera le centenaire de la naissance de Gabrielle Roy
Gabrielle Roy – Bonheur d’occasion – Saint-Henri: voilà trois éléments inséparables d’une belle équation à laquelle le service de la culturelle de l’arrondissement du Sud-Ouest n’est pas indifférent. En fait, alors que l’année 2009 marque le centenaire de la naissance de la grande écrivaine qui a choisi de planter le décor de son plus célèbre roman dans ce quartier, on compte bien commémorer cet anniversaire l’automne prochain en organisant plusieurs activités.
Lors de la séance du conseil du 3 mars, les élus de l’arrondissement ont voté des crédits de 10 000 $ pour soutenir la réalisation de ces activités.
En quoi consisteront-elles? Tout cela est encore assez embryonnaire. On en est au stade de l’ébauche, indique l’agent culturel de la maison de la culture Marie-Uguay, Martin Philippe Côté. Mais il évoque d’ores et déjà l’implication du centre culturel Georges-Vanier, un projet de médiation culturelle avec l’école secondaire Saint-Henri et un projet à la maison de la culture. «Il y aura plusieurs volets», dit-il. On en saura davantage au cours des mois qui viennent.
Gabrielle Roy est née le 22 mars 1909 à Saint-Boniface. Elle s’est imposée comme écrivaine dès son premier roman, Bonheur d’occasion, publié en 1945. En plus de recevoir le Prix du Gouverneur général, elle a obtenu pour cette oeuvre charnière de la littérature contemporaine du Québec le prix Femina; pour la première fois, un grand prix littéraire français était remis à un écrivain canadien.
Au début des années 1940, Gabrielle Roy, alors journaliste pigiste, demeurait sur le boulevard Dorchester près de l’avenue Greene. Comme elle le relatera bien des années plus tard, quand l’envie lui prenait de marcher, elle empruntait habituellement les rues chics de Westmount. Un jour, ses pas l’ont plutôt guidée dans l’autre direction, jusqu’à la rue Saint-Ambroise dans Saint-Henri; le choc, la révélation, l’illumination, dira-t-elle. C’est dans ce quartier qu’elle a décidé de camper l’histoire de Florentine Lacasse, cette jeune serveuse inoubliable du restaurant le Quinze Cents qui, en 1940, rêve d'une vie meilleure et tombe amoureuse de Jean Lévesque.