Hyundai Elantra touring 09 int
Hyundai Élantra touring 2009
Le contenu avant le contenant
Benoit Charette
Cela faisait quelques années que l’Élantra Wagon avait disparu du portrait automobile canadien. Hyundai a décidé de corriger la situation et de ramener avec style , ce modèle pour 2009. Je dois admettre que c’est avec plaisir que nous accueillons le retour de cette voiture qui allie sobriété, simplicité et élégance. La ligne moins stylisée que d’autres voiture du genre a l’avantage d’offrir un large espace de chargement. La large vitre du coffre est ainsi presque verticale. Et la découpe carrée de cette cinquième porte laisse entrevoir une ouverture généreuse et donc pratique. Le profil joue plus dans la légèreté. L’inclinaison du pare-brise et les deux arrêtes sculptées, l’une sous les surfaces vitrées, l’autre en bas des portières, y sont pour beaucoup. Le rappel des clignotants incrusté dans les rétroviseurs donnent une touche de sérieux. À l’avant, la fine ouverture opérée dans la calandre se pare de chrome et tranche par rapport à la grosse entrée d’air juste en dessous. Dans l’ensemble une voiture qui a beaucoup de style et qui va plaire car elle s’inspire fortement de la petite I30 Européenne.
À l’intérieur
Deux choses vont attirer votre attention dans l’habitacle : le sérieux de l’effort pour le travail de finition et la prédominance du noir. Seules, les minuscules poignées de portes intérieures sont chromées, tout le reste de l’habitacle est tapissé de noir, ce qui donne un aspect un peu lugubre. Il est vrai qu’une voiture bon marché est souvent paré de la sorte. Les plastiques sont durs, mais bien assemblé et ne font pas «cheap». Les sièges sont simples mais efficaces tout de même. Le conducteur bénéficie même d’un réglage des lombaires. L’ergonomie est également réussie. Les commandes sont placées en hauteur et la petite panoplie de boutons est de bonne taille. De plus, la console centrale abrite trois coffrets de rangement fermés. Celui au sommet de la planche de bord a le bon goût d’être tapissé d’un revêtement anti-dérapant. Au milieu, portefeuille et téléphone portable peuvent cohabiter. On trouve également des rangements de bonne taille avec le coffre à gant et les vides-poches des portières. Sans être spacieuse, la partie arrière se retrouve dans la bonne moyenne pour une compacte et se compare à une Toyota Matrix. Le confort des sièges n’est pas à l’égale des places avant. Le cinquième adulte sera toutefois très à l’étroit, deux enfants y seront plus heureux. Finalement le coffre sans être énorme a le grand mérite d’avoir des formes régulières et s’ouvrir sur une large ouverture. Ce qui permet de tirer le maximum de l’espace offert. De plus, un espace compartimenté est caché sous le tapis.
Un moteur connu
Le seul endroit où l’innovation a été laissée de côté est sous le capot. On retrouve dans l’élantra familiale le même moteur que la berline. Il s’agit du 4 cylindres 2 litres de 138 chevaux. La boîte manuelle 5 vitesses est livrée de série et l’automatique à quatre rapports en option. Ce moteur commence à montrer des signes de vieillissement face à ses plus proches concurrents Japonais. Plus bruyant et moins économe, spécialement avec la boîte automatique, c’est à ce chapitre que la voiture gagnerait des points avec une mécanique plus moderne. Sans être mauvais, le moteur manque de raffinement et sa puissance est tout juste suffisante, c’est sans contredit le point faible de la voiture.
Comportement
Même si la configuration de la suspension est relativement simple, Hyundai a trouvé un bon compromis entre confort et fermeté. Je dois encore une fois décrier les mauvais pneus d’origine très durs qui entachent sérieusement le plaisir de conduire. Je vous recommande donc de changer d’office les pneus Kuhmo pour un pneu plus confortable. Le seul inconvénient sur les longs trajets provient des bruits de moteurs qui révolutionnent un peu plus haut que la moyenne en raison de la désuète boîte automatique à quatre rapports. Il faut aussi mentionner que les bruits de la route se font entendre un peu dans l’habitacle. La consommation n’est pas exemplaire encore une fois en raison des vieilles boîtes qui obligent le moteur à révolutionner plus haut et consommer plus. Vous arriverez à une moyenne entre 8,5 et 9 litres aux 100 km. Un mot sur la direction bien calibré et des freins efficaces.
Conclusion
Jolie, bien pensée et bien construite, cette Élantra offre une base solide, mais encore un peu trop de plastiques durs. Les prix sont compétitifs et la qualité générale à la hauteur.
Forces
Le style
La place dans l'habitacle
La modularité
Les prix
Faiblesses
Les sièges un peu durs
La puissance moteur un peu juste
La boîte automatique dépassée
fiche technique
Moteurs
L4 2,0 l DACT, 138 ch à 6000 tr/min
couple 136 lb-pi à 4600 tr/min
Transmission manuelle à 5 rapports, automatique à 4 rapports (option)
0-100 km/h 10,2 s
Vitesse maximale 190 km/h
Consommation (100 km) man.7,8 l, autom. 7,9 l (octane 87)
Emission de CO2 man. 3504 kg/an, auto. 3456 kg/an
Sécurité active
freins ABS et répartition électronique de force de freinage (GL Plus, GL Sport, GLS)
Suspension avant/arrière indépendante
Freins avant/arrière
GL, GL Confort disques / tambours, GL Plus, GL Sport, GLS disques aux 4 roues
Direction à crémaillère, assistée
Pneus
GL, GL Confort, GL Plus P195/65R15, GL Sport, GLS P215/45R17
Dimensions
Empattement : 2700 mm
Longueur : 4486 mm
Largeur : 1765 mm
Hauteur : 1520 mm
Poids : 1235 à 1313 kg
Diamètre de braquage : 10,4 m
Coffre : 689 l
Réservoir de carburant : 53 l
Prix
De 14 995 $ à 22 395 $
Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2009. Il anime également l’émission En Voiture tous les Samedis à MIDI sur les ondes du 98,5 FM de Montréal et le réseau Corus Québec ou via internet au www.985fm.ca