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De Nanette à la voix de Diane Keaton

Elizabeth LeSieur raconte sa carrière et l'industrie du doublage


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Article mis en ligne le 10 février 2009 à 16:45
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(Photo: Martin Chamberland)">De Nanette à la voix de Diane Keaton
Elizabeth LeSieur s'est effacée longtemps de la télévision pour se consacrer au doublage. (Photo: Martin Chamberland)
De Nanette à la voix de Diane Keaton
Elizabeth LeSieur raconte sa carrière et l'industrie du doublage
Originaire de Québec, Elizabeth LeSieur a joué au théâtre, au cinéma et à la télévision, en plus de travailler dans l'industrie du doublage, depuis sa sortie du Conservatoire de Québec, lors de la première promotion d'art dramatique. Voici la belle histoire de cette résidante de L'Île-des-Sœurs.
Surprise que Le Magazine s'intéresse à une actrice qui avait disparue du petit écran depuis 15 ans, Elizabeth LeSieur a néanmoins accepté l'entrevue qui s'est déroulée dans une salle de l'immeuble à logements qu'elle habite sur la rue Berlioz.

Les téléspectateurs se souviennent peut-être d'elle pour son rôle de Nanette dans Les Belles histoires des pays d'en haut. Chose certaine, ils entendent sa voix chaque fois que Diane Keaton joue dans un film, parce qu'elle prête son organe vocal à l'actrice américaine dans les versions françaises. Idem pour Ellen Burstyn, entre autres. Le doublage tient d'ailleurs Mme LeSieur active et lui offre même d'autres opportunités professionnelles.

«Quand Mme Keaton est apparue dans des publicités de L'Oréal, j'ai été appelée pour doubler sa voix, comme dans les films, ce qui m'a ouvert la porte au domaine publicitaire», précise Elizabeth LeSieur. En outre, elle est très contente d'avoir vue dernièrement une nouvelle publicité de Mme Keaton. «Je vais recevoir un autre appel bientôt», s'attend-elle avec joie.
Rapide entrée en scène
Tout s'est passé rapidement pour l'actrice insulaire. Elle terminait ses études quand elle a relevé le défi de jouer le rôle de Silvérie dans la pièce La Folle Nuit, en remplacement d'une comédienne. «Je suis allée à Montréal et je n'y suis jamais repartie», raconte Mme LeSieur.

Elle est ensuite apparue dans plusieurs émissions pour enfants, dont Radisson, Nic et Pic, Le Grand duc, La Ribouldingue où elle jouait Prunelle, ainsi que dans Picollo II.

Elizabeth LeSieur a aussi beaucoup joué de télé-théâtre, dont Un caprice, et des pièces commeLe Misanthrope, qu'elle a joué au Château Dufresne, Le naufragé et, dans une tournée en Europe, Tartuffe, au théâtre. Sa dernière pièce remonte à 1989 dans La Locandiera.

«Je n'ai jamais réussi à maîtriser le trac, que ce soit à la première ou à la 30e représentation, ce qui m'a sûrement nui», révèle celle qui, à ce moment, faisait du théâtre, de la télévision et du doublage! «La série La Maison Deschênes, dont je n'ai pas de bons souvenirs, s'est alors arrêtée et j'ai basculé dans l'industrie du doublage», précise l'actrice insulaire, qui a alors aussi dirigé des plateaux de tournage de séries et documentaires.
De Grand-papa à Sophie Paquin
À la télévision, Mme LeSieur a aussi tenu les rôles de Bénérice dans Le Parradis terrestre, Louise dans Grand-papa, Évelyne dans Marisol et Denise dans Belle Rive. Bien que son premier grand rôle fut celui de Nanette dans Les Belles histoires des pays d'en haut, ses meilleurs souvenirs sont toutefois associées à la série Les Forges de Saint-Maurice. «C'était magnifique de tourner des scènes l'été à l'extérieur à Trois-Rivières, en faisant du canot sur la rivière. Je me rappelle aussi des nombreuses scènes de nuit, qui rendait l'ambiance romantique, alors que j'incarnais Véronique, une paysanne en amour avec le forgeron principal joué par Léo Ilial», se remémore-t-elle.

Quant au cinéma, Mme LeSieur a joué de petits rôles dans Panique et L'Âge des ténèbres, celui-ci pendant deux jours en 2007 à la demande de Denys Arcand. «J'ai pris des mois à apprendre dix lignes de textes pour un monologue», souligne celle qui a vécu un grand bonheur sur le plateau de tournage.

L'actrice a aussi renoué avec le petit écran, en apparaissant la saison dernière dans un épisode de la série Les hauts et les bas de Sophie Paquin. Son rôle de Nicole Pâquet-Plourde reviendra d'ailleurs dans un autre épisode cette saison. «J'ai trouvé agréable de retrouver l'atmosphère d'un plateau et une équipe télé», s'est-elle exclamée.
Doublage et voyage
Concernant son expérience dans l'industrie du doublage, Elizabeth LeSieur a touché à tout et prend maintenant plaisir à ne faire que les voix. «Je me suis investie à fond pendant une longue période, au point de me faire oublier au petit écran», reconnaît celle qui a adapté des émissions pour enfants et d'autres textes chez elle avec une bande Rythmo. «C'était un travail de moine, car il faut s'assurer que les mots traduits ou retravaillés concordent avec les mouvements de la bouche des personnages. Comme je suis perfectionniste, il m'est arrivé de travailler plus de cent heures par semaine ou même quelques heures sur une même phrase!»

Fini ce temps fou à travailler, car la nouvelle technologie nécessiterait que l'actrice suive une formation dont elle ne veut pas en ce moment. Mère d'une fille qui enseigne au primaire et qui a un fils, Elizabeth LeSieur aimerait maintenant faire un grand voyage d'au moins quelques semaines, un genre de safari au Kenya ou en Tanzanie. «J'aime l'aventure et les découvertes. Je suis déjà allée en Amazonie et ce voyage m'avait marquée», raconte celle qui doit souvent rester au pays pour prêter sa voix aux actrices du cinéma.

Quant aux jeunes qui pensent s'orienter dans le domaine, Mme LeSieur estime qu'ils doivent avant tout posséder le talent pour ressortir du lot des nombreux aspirants et ne pas espérer devenir une vedette, car c'est un métier qui demande de travailler fort, sans regarder la paye. «On passe notre vie à douter de soi. Je me remets en question continuellement», témoigne-t-elle avec l'humilité qui la caractérise. L'actrice insulaire a d'ailleurs sûrement obtenu plus souvent des compliments que de mauvaises critiques.

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