Le retour des trolleybus
Certaines personnes se rappellent sûrement de trolleybus qui circulaient dans les rues de Montréal jusqu’au milieu des années soixante.
Or la semaine dernière, le Gouvernement du Québec, Hydro-Québec et la Ville de Laval ont annoncé que la Société de transport de Laval allait étudier la réalisation d’un projet de trolleybus à Laval.
Si ce projet se réalise et en conférence de presse, le Maire de Laval Monsieur Gilles Vaillancourt semblait convaincu de sa réalisation, Laval deviendra la 7e ville en Amérique du Nord à utiliser ce système de transport en commun.
Le trolleybus connaît un regain de popularité dans le monde et l’on compte aujourd’hui plus de 340 réseaux de transports en commun utilisant ce système.
Plusieurs avantages expliquent la popularité de ces autobus. D’abord, ils sont silencieux ce qui contribue à réduire les problèmes de bruit en milieu urbain. Ensuite, le moteur électrique est de 3 à 4 fois plus efficace que le moteur à essence (ou au diésel) pour transformer l’énergie en mouvement. Dans le cas du moteur électrique, on parle d’une efficacité de 94 % alors que le moteur à essence n’a qu’une efficacité de 20 à 25 %.
Ensuite, les trolleybus produisent beaucoup moins de pollution et d’émissions de gaz à effet de serre que les autobus conventionnels, un avantage très important à l’heure des changements climatiques.
Finalement l’avantage économique pour le Québec d’investir dans le transport en commun électrique est indéniable. Par millions de dollars investis, le transport en commun crée 2 fois plus d’emplois que l’industrie de l’automobile. De plus, le Québec « exporte » hors de la province environ 21 milliards de $ dans l’industrie de l’auto et dans le pétrole.
Imaginez si on achetait de l’électricité produite ici pour faire fonctionner l’ensemble de nos autobus, nos trains de banlieue et pour les projets de tramway à Québec et Montréal, combien de milliards de dollars seraient réinvestis dans l’économie québécoise?
Félicitations au Gouvernement du Québec, Hydro-Québec et la Ville de Laval pour ce projet prometteur.
Steven Guilbeault