Un œil de photographe acéré
Prendre le temps de s'arrêter pour laisser venir la beauté
Curieux de nature, Wayne Mckerness traîne un appareil photo sur lui depuis son adolescence. D’abord photographe autodidacte, il s'est perfectionné depuis peu pour en apprendre plus sur la photographie numérique et l’infographie. Son art, il le pratique en tant que démarche spirituelle.
Natif de Pointe-St-Charles, l’artiste a migré ces dernières années à l’Île-des-Sœurs, d’où il tire de magnifiques clichés, mais se sent de plus en plus attiré par le quartier St-Henri depuis la réouverture du canal de Lachine et la dynamisation du quartier qui a suivi. En attendant, il apprécie la beauté naturelle de l’île autrefois habitée par les sœurs de la congrégation de Notre-Dame.
«Les gens font tout rapidement, même dans leurs loisirs, ils ne prennent pas le temps de s'arrêter. À vélo sur l’Île-des-Sœurs, c’est vite passé», illustre-t-il. Lui se lève au petit matin ou encore guette la tombée de la nuit pour saisir des moments extraordinaires de beauté: les reflets de la lumière sur l'eau, un oiseau qui picosse son partenaire ou une légère brise printanière dans les herbes folles qui poussent tout le tour de l’île.
«Je suis sensible à la nature, à sa beauté, tout y est lié et si on prend le temps de l’observer, on le comprend mieux», estime-t-il.
Sa deuxième exposition insulaire en deux ans, Les quatre saisons de l’île, consiste en quatre clichés évocateurs du charme de la nature de ce quartier privilégié de l’arrondissement de Verdun. Elle est présentée au café Second Cup de l’Île-des-Sœurs durant tout l’été.
Magnifique vue hivernale givrée, brumeuse et inquiétante forêt, portait verdoyant vaguement zen du parc du boisé et lac des Battures surplombé d’un voile rosé, tous dévoilent leur charme sous l’œil aiguisé de Wayne Mckerness.
Amoureux transi… de la nature
Depuis quatre ans qu’il habite l’île-des-Sœurs, Wayne Mckerness en a fait son terrain de jeu de tous les instants, le lieu de sa quête spirituelle, qui s’effectue à travers l’objectif de sa caméra.
Pourtant, depuis quelque temps, un rêve germe dans l'esprit de cet amoureux de la nature: photographier la beauté originale des îles Galápagos, sorte de jardin d’éden de l’adaptation animale, une suite assez logique pour celui qui habite sur la rue Darwin! «C'est là que tout a commencé, qu’a été établie la théorie de l’évolution. Ce serait comme un retour aux sources», raconte-t-il.
Préférant travailler en solitaire, Wayne Mckerness effectue aussi des contrats de photos de produits dans son atelier, la photo d’art demeurant pour l'instant un passe-temps plutôt qu’un gagne-pain pour lui.
On peut consulter le site Web de l’artiste au www.studiovisual.com, où l'on peut voir plusieurs de ses photos de paysages et commander des copies. Pour joindre directement Wayne Mckerness: wayne@studiovisual.com.
Les quatre saisons de l’île
Au café Secund Cup de l’Île-des-Sœurs
Jusqu’à la fin du mois d’août