Le député de Jeanne-Le-Ber, Thierry St-Cyr, se bat pour obtenir une aide d’urgence pour les camps de vacance de Loisirs St-Charles.
Victime de son succès
Le programme Emploi d’été: aide insuffisante pour le Sud-Ouest
Au printemps 2007, le député de Jeanne-le-Ber, Thierry St-Cyr, avait fait campagne auprès du gouvernement fédéral afin d’augmenter les subventions faites aux organismes du Sud-Ouest dans le cadre du programme Emploi d’été, ce qui avait eu pour effet d’augmenter ponctuellement l'enveloppe offerte pour l'embauche d’étudiants.
Cette visibilité accrue du programme a eu pour effet que les demandes d'aide ont monté en flèche cette année, mettant la barre très très haute pour le seuil d’admissibilité au programme et plaçant les organismes dans une situation de compétition où ils doivent lutter les uns contre les autres. «On a plus d'organismes qui se partagent la même tarte», illustre Thierry St-Cyr.
Les enveloppes du gouvernement pour le programme sont distribuées de circonscription en circonscription en fonction du nombre d’étudiants sur le territoire. Jeanne-Le-Ber comptant moins d’étudiants que d’autres circonscriptions mieux nanties, l’enveloppe est bien peu garnie, mais le nombre d’organismes demandeurs de subvention très important.
Selon le député, cette façon de calculer en fonction du nombre d’étudiants ne convient pas puisque les jeunes de Montréal sont mobiles et peuvent se déplacer: «Dans le Sud-Ouest, il y a beaucoup d’organismes qui ont besoin de ces jeunes travailleurs, qui pourraient venir de d'autres quartiers», explique Thierry St-Cyr.
Jeunes de Pointe-St-Charles lésés
Au nombre des malchanceux, on compte le centre de loisirs St-Charles qui s’est d’abord vu refuser toute subvention dans le cadre du programme. Après des pressions du député St-Cyr auprès du ministre responsable du programme, Monty Solberg, l’organisme recevra finalement une subvention, mais bien plus mince que celle de l’an dernier, alors qu’il avait pu embaucher pas moins de 14 jeunes. Cette année, ce sera seulement trois.
«C’est une centaine de jeunes de Pointe-St-Charles fréquentant le camp de vacance qui va en pâtir, avec un ratio jeunes-moniteurs inadéquat et l'annulation des sorties. Pourtant, pour ces enfants, souvent c’est la seule occasion de sortir de Montréal», illustre le député de Jeanne Le-Ber.
Autres organismes laissés pour compte cette année, Prévention Sud-Ouest, le Centre africain de développement et d'entraide et le Carrefour d'Éducation populaire, qui n'ont rien obtenu dans le cadre du programme Emploi d’été.
Rapatrier et/ou augmenter
Une rencontre d’information pour les organismes inscrits au programme Emploi d'été a été organisée par Thierry St-Cyr le vendredi 20 juin et trois demandes faites au député ont été généralisées, soit le rapatriement du programme à Québec et, en attendant, le changement de la méthode de calcul pour 2009 en fonction des besoins en main-d'œuvre plutôt que du nombre d’étudiants et, enfin, augmenter la prévisibilité des subventions pour éviter de telle situation où un organisme est subventionné pour l'embauche d’étudiant une année et pas la suivante, causant de véritable casse-tête pour les organisations.
«Il ne faut pas oublier que ces sommes sont utilisées trois fois, puisqu’en plus de permettre aux étudiants de trouver des emplois d’été, ce sont les organismes qui bénéficient d’une main d’œuvre accessible, inabordable autrement, et la population qui bénéficie de leurs services», rappelle le député.