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Les nouveau tarifs d’Hydro-Québec

Steven Guilbeault
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Article mis en ligne le 3 juin 2008 à 10:05
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Les nouveau tarifs d’Hydro-Québec
Hydro-Québec a annoncé que quelques dizaines de milliers de ménages québécois seront invités à participer à un projet-pilote de «tarification différenciée dans le temps» (TDT), c'est-à-dire de consommer autrement leur électricité.

Plusieurs pays, États et provinces, dont la Californie, l'Ontario et la Colombie-Britannique, utilisent déjà ce type de programme dont l’objectif est de réduire les périodes de grandes demandes énergétiques, ce que l’on appelle « la pointe », le moment où la consommation est au maximum.

Il faut savoir que le réseau d’Hydro doit répondre à nos besoins à chaque minute du jour et de la nuit et ce, 12 mois par année. Il doit être particulièrement fiable quand nous traversons par exemple une vague de froid intense en janvier. Si nous partons tous nos lave-vaisselles, nos micro-ondes, nos douches en début de soirée quand il fait très froid, la demande peut facilement atteindre les limites de la production électrique au Québec, ce qui pousse le système dans ses derniers retranchements.

La TDT proposée déplacerait une partie de cette demande d’électricité vers des heures où nos besoins énergétiques sont moins importants. Pour y arriver, Hydro-Québec veut mettre en place un prix différent qui nous inciterait à le faire. Quel avantage en tirerons-nous collectivement et individuellement?

La production d’électricité pour les périodes de pointe coûte très cher à Hydro et par conséquent à nous aussi. Certains équipements doivent être mis en place pratiquement uniquement pour ces périodes de forte demande et dans les cas extrêmes, on doit couper la livraison d’électricité à certaines entreprises qui se tournent alors vers le gaz naturel ou le pétrole. Le fait d’interrompre le service d’électricité à ces clients industriels implique des pénalités monétaires pour Hydro.

Si nous déplaçons une partie de notre consommation, nous évitons ces coûts, nous diminuons le risque de panne majeure et nous évitons des investissements et des dépenses à Hydro que nous devrons payer tôt ou tard par le biais de nos tarifs d’électricité. En modifiant quelque peu nos habitudes, nous bénéficierons de tarifs plus bas hors des heures de grande consommation. Les économies ne seront peut-être pas importantes, mais changer graduellement nos habitudes de vie sera toujours rentable tant d’un point économique que de celui de la protection de l’environnement.

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Sylvain Guillemette

Commentaire mis en ligne le 11 juin 2008
En fait, c'est bien d'en parler, mais c'est encore mieux d'arriver avec une solution et je dirais à première vue, que le débat quant à notre consommation n'a jamais été effectué et déjà, ce dernier règlerait quelques questions quant aux solutions viables et logiques que nous devrions apporter comme corrections.

Bref, le système nord-américain, s'il était globalisé, nécessiterait près de 7 planètes Terre de ressources et ceci, sans tenir compte du réchauffement climatique dont l'être humain est en partie responsable.

Cela dit, ce n'est pas une raison pour apprendre à se faire des noeuds coulants, mais d'ores et déjà, devrions-nous considérer le système comme responsable de bon nombres de contradictions et de problèmes en vue. Nous ne pouvons plus vivre comme nous le faisons et nous le vantons depuis déjà trop longtemps, ce modèle a je m'excuse, échoué.

Alors? On commence par où? La viabilité du système nord-américain? Voulez-vous que nous trouvions une nouvelle "patch" à coller sur le Titanic qu'est notre modèle capitaliste, ne privilégiant toujours que la même minorité parasitaire au dépens de la majorité prolétarienne? Sinon...totalitarisme, car vous ne tenez pas compte des faits, des faits scientifiques surtout, qui justement, nous rappelle que le constat d'échec s'impose face à notre mode de vie.

Louis Rochefort

Commentaire mis en ligne le 9 juin 2008
Madame Carrière, je suis bien d’accord avec vous qu’il faille trouver de nouvelles façons d’économiser l’électricité. Mais dites-moi, qu’allez-vous faire d’autre entre 22h et 6 h le matin à part que d’utiliser votre laveuse ou sécheuse? Vous allez faire de la popotte? Pour économiser quelques sous? J’en doute. Et si c’était le cas, très bien. Mais entre vous et moi, qui va le faire? Vous allez baisser le chauffage? Mais on le fait déjà pour la plupart d’entre nous..
Ces tarifs préférentiels, ne pourrait-on pas les accorder les fins de semaine, alors que la demande est probablement moins forte? Plutôt que d’espérer de faire de grosses économies en les accordant la nuit! J’essaie de voir ce que je pourrais bien faire la nuit que je ne fais pas le jour et qui ferait en sorte que j’économise l’électricité et, vraiment, je ne vois pas. Mais comme vous dites, c’est une bonne chose d’en parler.

Chantal Carrière

Commentaire mis en ligne le 9 juin 2008
En tentant de déplacer une petite partie de la demande d'énergie hors des "heures de pointe", Hydro-Québec met en place une solution intéressante. Il est assez peu probable que votre voisin profite des tarifs différentiels pour décider de faire son lavage à 22h! Une loi très efficace interdit déjà le tapage nocturne à Montréal ; en cas de problème, il suffit d'appeler la police et le tour est joué. Mais il est vrai que d'autres solutions pourraient s'ajouter. Qui est-ce qui pourrait agir, pour faire interdire l'air climatisé et d'autres dépenses énergétiques inutiles pendant la nuit, dans les entreprises? Serait-ce la tâche du gouvernement, du système juridique ou d'Hydro-Québec? En tout cas, c'est déjà un début d'en parler!

Louis Rochefort

Commentaire mis en ligne le 8 juin 2008
Bravo pour votre chronique, Monsieur Guilbault.
Au sujet de ce projet-pilote d'Hydro-Québec, je ne suis pas sûr que ce soit une si bonne idée que cela. Si je comprends bien, les gens qui utiliseraient plus d'électricité entre 22h et 6h la nuit bénéficieraient de tarifs préférentiels. Imaginez un peu, vous vivez en appartement et votre voisine de palier décide de laver son linge à minuit ou même à 10 heures le soir... et vous... vous voulez dormir. Vous savez comme moi que les blocs appartements sont loins d'être bien insonorisés. Quels recours aurez-vous pour qu'on respecte votre droit à pouvoir dormir en paix? Il me semble qu'on devrait plutôt mettre l'accent ailleurs. Comme par exemple, ces édifices publics dont les lumières restent allumés inutilement. De même aussi que les édifices privés. Des lumières de rues qui restent allumées en plein jour. Les airs climatisés des bureaux qui fonctionnent à plein régime à 2h du matin. Et probablement qu'on pourrait restreindre l'utilisation de l,électricité à bien d'autres endroits en faisant preuve d'imagination autre que cette idée qui m'apparaît un peu tirée par les cheveux. Bonne semaine à vous.

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