Un défi de taille
Pour souligner la journée mondiale de l’eau le 22 mars dernier, Oxfam-Québec a lancé le défi de la journée sans eau. L’organisation invite les Québécois à passer 24 heures en utilisant seulement 20 litres d’eau. Pourquoi seulement 20 litres? Selon l’ONU, un être humain devrait avoir accès à 20 litres d’eau potable par jour pour combler ses besoins de base…Pourtant, plus d’un milliard de personnes à travers la planète n’ont pas accès à ce minimum. Voici donc l’occasion de poser un geste de solidarité envers ces personnes et aussi de réaliser à quel point nous sommes chanceux d’avoir accès à autant d’eau au Québec mais aussi à quel point nous gaspillons cette ressource précieuse...
Afin de réaliser ce que ce défi peut représenter pour nous, il faut savoir qu’une personne au Québec consomme en moyenne 400 litres d’eau par jour. Nous sommes d’ailleurs les 2e plus grands consommateurs d’eau potable au monde. Le défi d’Oxfam veut donc dire qu’il faut réduire de 20 fois notre consommation, grosse commande!
@R2:C’est ma douce-moitié qui m’a parlé de ce défi. Elle a même essayé, pas évident du tout. Juste avec le rituel du matin - toilette – douche – café, nous atteignons 75 litres. Et encore, la douche n’a duré que 5 minutes et nous utilisons une toilette qui ne consomme que 6 litres d’eau versus une toilette traditionnelle qui en consomme 16. Combler les « besoins de base » avez-vous dit ? S’ajoutent le brossage des dents, le lavage des mains, la cuisine, la lessive, la vaisselle, l’arrosage des plantes, etc. Ça grimpe très vite…
@R2:Il existe pourtant de plus en plus de moyens pour économiser cette précieuse ressource : installation d’une pomme de douche efficace (qui réduit la consommation d’eau de 30 %), d’un coupe volume dans le réservoir de la toilette, l’utilisation d’appareils très efficaces comme les laveuses à chargement frontal qui consomment 40 % moins d’eau et d’énergie, etc.
Mais au-delà de la technologie, nous avons aussi un bout de chemin à faire quant à nos habitudes de consommation d’eau. C’est ça le plus grand défi!
Sylvain Guillemette
Commentaire mis en ligne le 22 avril 2008Voilà un texte que vous trouverez peut-être d'actualité monsieur Guilbeault, je viens tout juste de l'écrire au nom de l'humanité, sans toutefois en avoir le mandat!
Tout d’abord, j’insiste pour m’excuser pour ces dernières années difficiles pour vous, lesquelles nous ont à nous, permis d’enrichir une partie de la population, à votre dépens bien entendu, mais vous comprendrez que c’est dans notre nature plus loin. Bien sûr, toutes et tous n’ont pas su profiter de l’opportunité, même qu’une grande partie de notre espèce, en fait la majorité, s’est vu diminuée en avantage de toute sorte tels que; pouvoir boire l’eau potable qui circule à votre surface, pouvoir se prévaloir d’un toit, d’une habitation ou d’un moyen de transport, d’une éducation convenable universelle et d’un système de santé efficace et universel. Grâce aux ressources que recèle votre magnifique surface, laquelle je m’en excuse, nous avons grandement détériorée suite à nos soifs de pouvoir, d’opportunités et d’ambition à exploiter notre prochain, nous avons tout de même su avancer dans l’histoire et moderniser plusieurs champs de compétences.
Je sais, nous avons, contrairement à mes propos, bien plus gravement endommagé votre surface que je n’aie pu le laisser croire dans mon intervention. Soit, mais ne croyez-vous pas en fait qu’il s’agit de l’avenir de notre espèce humaine qui soit en jeu? Que dans les faits, ça vous est complètement passé d’une oreille à l’autre, non? Que dis-je, une oreille?!? Mais n’est-ce pas, sérieusement, plutôt notre espèce qui court un très grave danger? Vous, vous avez toujours été là, enfin, bien avant nous! Notre disparition ne vous gênerait guère d’ailleurs, au pire, une espèce bien plus intelligente prendrait notre place sachant peut-être elle, vous respecter un peu plus.
Bien, mais cela dit, il m’apparait important de vous préciser qu’une infime partie de notre espèce se trouve en fait responsable du mode de vie de la majorité des nôtres. Ils ne sont que 2% d’entres nous, mais ce semblant de maigre pourcentage est bien assez pour jouer sur notre avenir à nous tous, les êtres humains.
Les bourgeois, ces héros et gourous de la secte capitaliste, rayonnent dans leur tour d’ivoire, que vous avez certes remarquée parmi les autres logis. Alors qu’ils vivent du travail d’autrui, en fait du reste de la population (98%), cette dernière, cette majorité flagrante essaie de suivre le pas également, elle envie visiblement cette minorité. Ces minoritaires parasites dont je vous ai d’abord parlé, possèdent en passant; les armées, la police, les juges, la Justice en général en fait, les parlements, les usines et les machines, les moyens de propagande, etc.. Bref, vous aurez compris ma pauvre, qu’ils nous dominent de façon autoritaire et revendiquent, malgré leur éminente disparition et leur si faible nombre, la totalité de ces pouvoirs au nom du Ô Capital, leur dieu tout puissant.
Il serait donc prématuré de nous mettre entièrement au banc des accusés, quoique nous ayons en réalité, le pouvoir de masse et ce faisant, nous possédons en réalité aussi, le réel pouvoir de renverser par une révolution armée s’il le faut, cette sauvage et pitoyable dictature bourgeoise, néfaste pour nous, néfaste pour vous. Toutefois, comprenez que bon nombre d’entres nous n’ose pas critiquer, ne comprend pas la secte en place et ses failles, et espère même, quelque fois, prendre cette place en fait si peu accessible et étroitement liée à l’égoïsme et à l’opportunisme. Je vous prie donc d’accepter nos excuses, à tout de moins, celles de mes camarades prolétaires et celles des aliénés encore trop abrutis par le système et de remettre en question votre chaud tempérament récemment débuté, sans doute prélude à une colère que nous ne souhaitons pas, je vous le jure!
La pollution engendrée par notre système capitaliste sectaire et suicidaire est heureusement pour vous, peut-être à la veille de sombrer dans l’oubli, auprès des dinosaures et des autres vagues d’espèces ayant parcouru votre surface changeante. Pour conclure…
Si vous nous le permettez, mes camarades terriens et moi voudrions vous souhaiter le plus bel, le plus joyeux, mais surtout, le plus vert et bleu des anniversaires qui soit, avec je l’espère, de la santé pour la totalité de votre prochain voyage autour du Soleil, espérant que notre disparition, si elle devait arriver, puisse rendre votre existence plus facile et apte à accueillir des espèces, sans aucun doute plus méritantes que la nôtre.
(Musique imaginaire…) Ma chère Terre, c’est à votre tour, de vous laisser, parler, d’amour…
Sylvain Guillemette