Terminé les voies surélevées, Transports Québec préconise les routes en remblais pour la reconstruction de l’échangeur Turcot. Sur la photo, le nouvel échangeur tel qu’il devrait être en 2015.
Objectif 2015
Réfection de l’échangeur Turcot: méga chantier et multi consultations
S’il aura fallu cinq ans à la mise sur pied du chantier de reconstruction de l’échangeur Turcot, des premières consultations publiques en 2004, jusqu’aux débuts des travaux prévus pour juillet 2009, il est à souhaiter que Transports Québec tienne compte des commentaires de citoyens recueillis lors de toutes les consultations.
Qualité de l'air, bruit, transports en commun et voies réservées pour les autobus, passage nautique sur le canal de Lachine sont au nombre des préoccupations du public énoncées lors des consultations. Seulement, depuis l'annonce officielle de la réfection en juin dernier, pas moins de six rencontres ont eu lieu à cet effet.
La moitié de ces rencontres ont eu lieu avec des chambres de commerce, des groupes environnementaux et autres associations communautaires, le reste divisé en trois soirées publiques tenues les 25, 27 septembre et 3 octobre dernier, qui ont attiré au total pas moins de 300 citoyens en provenance du Sud-Ouest, mais aussi de Verdun, LaSalle, Lachine, Westmount et Montréal Ouest.
Le Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO) a eu droit à sa propre rencontre le 18 octobre dernier à l’occasion d’un déjeuner-causerie. De nouvelles consultations sont prévues en vue du dépôt du rapport du BAPE en 2008. Seront incluses dans le rapport, les mesures d'atténuations et de bonifications, notamment l’érection de murs antibruit en certains endroits et autres accommodements.
Construite il y a quarante ans, la structure actuelle atteint à certains endroits une hauteur de 30 mètres et occupe une superficie de 167 000 mètres carrés avec ses 25 voies et bretelles.
La réfection permettra d’éliminer ces hauteurs. Le scénario privilégié par le ministère des Transports consiste essentiellement à reconstruire les quatre échangeurs, en privilégiant les routes en remblais afin de réduire au maximum le nombre de structures.
Si les travaux sont complétés en temps, la mise en service se ferait en août de la même année, mais beaucoup d'eau coulera sous l’échangeur d’ici là.