De 2001 à 2005, le Sud-Ouest a connu annuellement une moyenne de 383 nouveaux logements, ce qui le situe dans la moyenne supérieure à Montréal.
L’embourgeoisement du Sud-Ouest : un processus en marche
L’immobilier est en effervescence dans le Sud-Ouest, reflétant le regain économique du secteur depuis une dizaine d’années, dont le renouveau urbain enclenché par la mise en valeur du canal de Lachine et de ses abords.
Dans toutes les catégories d’immeubles, les prix moyens dans le Sud-Ouest demeurent inférieurs à la moyenne montréalaise, mais on y note les plus fortes hausses de l’île entre 2001 et 2005.
Par exemple, le prix d’une unifamiliale dans le Sud-Ouest est passé de 115 000$ en 2001 à 216 000$ en 2005, une hausse de 87%. Celui d’un triplex, de 133 000$ à 276 000$ (hausse de 108%), et celui d’un condo de 117 000$ à 221 000$ (hausse de 89%).
Le même phénomène se vérifie aussi dans le coût de loyers bruts moyens; ils demeurent inférieurs à la moyenne montréalaise - de 12 à 27% moins chers selon le type de logements, - mais ont connu des hausses plus importantes qu’ailleurs à Montréal entre 2001 et 2006 (de l’ordre de 30% pour les logements de 2 et 3 chambres à coucher).
Étant un secteur de la ville encore abordable, le Sud-Ouest a attiré ces dernières années plusieurs acheteurs et locataires, mais il connaît en retour un rattrapage accéléré dans les prix. Ce phénomène se reflète dans un taux d’inoccupation de seulement 1,7% en 2005, contre 2,1% pour l’île de Montréal. Le marché locatif est donc plus tendu dans le Sud-Ouest qu’ailleurs.
Un indicateur important des besoins en logement à coût modique, c’est le taux d’effort, soit le pourcentage du revenu brut, consenti par les ménages pour se loger. En ce qui concerne les ménages locataires - au nombre de 22 750 dans le Sud-Ouest -, ce taux demeure significatif : près d’un ménage sur deux consacrerait plus de 25% de son revenu pour se loger et un cinquième y consacrerait plus de 50% de son revenu, se plaçant ainsi dans une très grande précarité.
De la vigilance
Les organismes de la communauté se sont montré proactifs ces dernières années pour proposer des pistes d’aménagement des grands sites pour exiger et réaliser de nouvelles unités en logement social et communautaire et pour faire valoir les besoins des ménages à faible et moyen revenus.
Cette détermination a permis au Sud-Ouest de se classer au 4e rang des arrondissements montréalais dans la production de nouvelles unités de logement social et communautaire : 391 unités réalisées, 265 faisant l’objet d’engagements et 124 en traitement, pour un total de 780, depuis 2002. Dans les programmes d’aide destinés au secteur privé, le Sud-Ouest a aussi bien tiré son épingle du jeu, se situant au 3e rang avec 1 110 nouveaux logements sur une période de 10 ans.
Le Sud-Ouest demeure le troisième arrondissement à Montréal pour la superficie des sites vacants à redévelopper (friches industrielles), et il compte aussi des secteurs importants à revitaliser, comme par exemple, tout le quartier Griffintown.
Il offre l’avantage stratégique de la proximité du centre-ville. Le Sud-Ouest devient de plus en plus attractif pour les entreprises de la nouvelle économie et pour les personnes qui veulent vivre dans un milieu urbain dynamique de qualité.
Source : Le Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO)
Encadré :
De nouvelles unités :
De 2001 à 2005, le Sud-Ouest a connu annuellement une moyenne de 383 nouveaux logements, ce qui le situe dans la moyenne supérieure à Montréal.
En six ans, 1868 nouvelles unités ont été créées, dont 1104 copropriétés (condos) et 737 unités locatives. À cela s’ajoutent 510 unités dans des bâtiments recyclés.
Au plan des transactions immobilières, le Sud-Ouest en a connues 710 en 2005, soit 4,2% des transactions réalisées sur l’île de Montréal.
Source : Le Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO)