Les questions posées lors des trois premières séances de consultations publiques ont permis à la Ville et au promoteur de préciser leurs intentions.
Fin des questions
Place à la période des commentaires
La période des questions des consultations publiques sur le Programme particulier d’urbanisme (PPU) du secteur Peel-Wellington du quartier Griffintown s’est poursuivie le 26 février et conclue le 27 à l’École de technologie supérieure (ETS).
Parmi les précisions obtenues, notons que la rue Smith sera finalement maintenue, selon ce qu’a annoncé Luc Gagnon, de la Direction de l'urbanisme à la Ville de Montréal. De plus, ce dernier estime que la population locale, générée par le projet, sera suffisante pour faire vivre les trois axes commerciaux principaux du projet, soit les rues Peel et Wellington, de même que la toute nouvelle rue d’ambiance au bord du canal de Lachine.
De son côté, le promoteur Devimco s'est notamment engagé à ce que le design architectural des ilots de logements sociaux soit identique à celui des condos commerciaux.
Jérôme Côté, résident du Vieux-Montréal, a voulu connaître les garanties quant à la réalisation du Projet Griffintown dans sa totalité. Luc Gagnon a expliqué que l'entente de développement à survenir entre le promoteur et la Ville comporterait des paramètres et obligations qui encadreraient les travaux durant toute la période de construction.
Dans la même veine, François Dandurant a dit trouver beaucoup d’aspects louables au projet, mais craint que le «contexte économique douteux» actuel ne le fasse dérailler en court et que le secteur se retrouve en friche, rasé pour rien. M. Gagnon a rétorqué que la démolition se ferait en bloc, phase par phase, afin d’éviter un scénario catastrophique. Il a aussi évoqué l’idée qu’un autre promoteur pourrait compléter le projet advenant un désistement de Devimco.
Ronald Diamond, résident de Griffintown, a pour sa part témoigné de son mécontentement à l’égard de l'avis potentiel d’expropriation reçu, qui l'empêche de procéder à des rénovations sur sa bâtisse, excepté l'entretient minimal, avant la démolition potentielle. «Ma vie est gelée, mon futur est gelé!», a-t-il lancé. M. Gagnon a expliqué que les expropriations pourraient être nécessaires en cas d’élargissement de la rue Wellington. Rappelons que la décision d'exproprier ou non les occupants du secteur revient au comité exécutif de la Ville de Montréal.
Louis Cyr du POPIR comité logement a dénoncé le fait que seulement 450 des 3800 unités prévues ne soit du logement social alors que la Ville en prévoit 15% dans sa politique d’inclusion. Denis Quévillon du service d’urbanisme a alors expliqué que les logements pour étudiants et personnes âgées n’étaient pas compris dans le calcul, d’où les 450 unités, suscitant l’ire de M. Cyr.
David B. Hanna, directeur du programme en études d’urbanisme de l’UQAM a pour sa part suggéré d’inverser la densité du projet en prévoyant les bâtiments les plus hauts en bordure du canal pour diminuer les hauteurs de ceux situés à l’intérieur. Il a également suggéré que le pont Victoria soit transformé afin d’accueillir le tramway, une suggestion qualifiée de «fort intéressante» par M. Gagnon. «C’est la première fois que nous entendons cette idée et nous allons l’étudier», a-t-il assuré.
La mairesse de l’arrondissement a conclu cette première ronde des consultations en se félicitant de la participation citoyenne avec 80 inscrits, qui, pour la majorité, ont été entendus. La période des commentaires se tiendra le 10 mars prochain avec possibilité d’ajournement le 11.