Didier Paré compte parmi la centaine de protégés d’un riche marchand d’art néerlandais. En plus de ses expos montréalaises, l’artiste part fréquemment en séjour de création toutes dépenses payées.
Porté par son art
Didier Paré fait partie de l’élite montante
Didier Paré est un artiste de Ville-Émard qui fait le tour du monde grâce à ses toiles. Pas comme les autres, ce jeune homme de 25 ans, qui habite dans un grand appartement de Ville-Émard avec ses deux chiens géants depuis maintenant six ans, vit de son art grâce à son sens de l'entreprise et son bagout impressionnant.
Février 2008, Didier se rend pour la première fois au Art Expo de New York. Suivant son intuition, il choisit un premier kiosque de marchand d’art et aborde son représentant. Il s’agit du président de Ronen Art Vision, réputé marchand d’art néerlandais, qui tombe sous le charme du travail du jeune artiste peintre.
Depuis, en plus de ses expos montréalaises, l’artiste part en séjour de création toutes dépenses payées aux frais de la compagnie: «Lors de mon dernier séjour là-bas, j'avais mon studio et je n'avais à me préoccuper de rien d’autre que mon art. C'était génial!», raconte-t-il
Création pure ou sur commande, les deux états d’esprit stimulent Didier Paré, qui peut autant créer une série déchirante liée à une peine d’amour que de concevoir une toile sur mesure pour un couple qui vient de s’acheter un condo, après visite des lieux.
«C’est sûr que ça me met de la pression, je veux faire plaisir, mais c'est stimulant de découvrir l’univers des gens et de faire correspondre mon travail à leurs goûts», raconte-t-il.
S’il se définit comme un autodidacte, c'est que Didier Paré a tâté des études en arts au cégep Lévis-Lauzon dans sa région natale de Québec, mais a abandonné la formation avant la fin: «J’avais une moyenne de 92%, mais je rentrais en pleurant chez moi les soirs. J’étais malheureux à essayer de reproduire à la perfection des nus et de natures mortes, pour moi ça n'avait aucune espèce d’utilité», raconte-t-il avec émotion.
«Avec l'art abstrait, je peux laisse raller mes émotions et j’aime les différentes interprétations qu'en font les gens, un peu comme les tâches qu’utilisent les psys avec leurs patients. Souvent lors des vernissages, je ne dis pas que c'est moi l'artiste et j’écoute les commentaires des gens, c’est très instructif et je prends tout, même les commentaires négatifs»
Au moment de la rencontre, l’artiste s’apprêtait à partir en séjour de création sur la côte Ouest. À son retour, ce ne sera qu’un petit intermède, car il repartira aussitôt à Dubaï où il répondra aux exigences d'un riche collectionneur avec une série complètement blanc et or. L’art au service des nouveaux sultans, une historie digne des contes d’une mille et une nuit pour ce jeune homme bien de chez nous.
silvy savage
Commentaire mis en ligne le 18 août 2008Cet artiste est à suivre de près, il a un talent fou!