Lettre ouverte
Une question de bénévolat
Je me permets de réagir à l’article de La Voix Populaire sur la Maison du Partage d’Youville. Mon mari a donné au moins dix années de bénévolat, tout en travaillant, et j’ai siégé au C.A. durant cinq ans. J’ai démissionné, non parce qu’on m’y a obligée, mais parce que la mission de la Maison n’était plus, pour moi, celle initiée par les Sœurs Grises.
Je ne peux penser que des personnes, venant de l’extérieur du quartier Pointe Saint-Charles pour travailler dans des organismes communautaires, se donnent une rémunération supérieure à l’ensemble des organistes du quartier. Quand on fait le choix de travailler avec des personnes démunies, on accepte la parité salariale avec les autres organismes du quartier.
À la Maison du Partage, l’esprit d’accueil initié par les religieuses et les bénévoles a fait place a un fonctionnement administratif d’une gestion autocratique et punitive, refoulant l’attention personnalisée que les bénévoles s’attendent à recevoir.
Est-ce qu’une recherche a été effectuée pour s’enquérir des services alimentaires disponibles avant d’attribuer un plan de sauvetage à ce seul organisme? Car cinq endroits répondent de diverses façons à des besoins variés, parfois similaires, dans le quartier.
Voila mon opinion de citoyenne engagée dans le quartier. La mission, oui je dis bien la mission, de la Maison du Partage d’Youville doit d’abord être un milieu où la vie circule entre bénéficiaires, bénévoles et personnel administratif qui, ensemble, actualisent des valeurs de respect, d’entraide, d’accueil et d’amour tout en permettant à chaque groupe de vivre selon les moyens financiers d’un quartier populaire.
Lucie Lalonde