OTTAWA - L'armée canadienne mènera une enquête formelle pour déterminer si ses troupes ont reçu des ordres à l'effet d'ignorer des agressions sexuelles commises sur des jeunes garçons par des soldats afghans a Kandahar, en Afghanistan.
Un bref communiqué, émis vendredi, a indiqué que le chef d'état-major de l'Armée de terre, le lieutenant-général Andrew Leslie, a exigé qu'une commission d'enquête soit tenue.
Des allégations selon lesquelles des soldats auraient été tenus d'"ignorer" des agressions sexuelles commises par des alliés ont été soulevées en juin dernier par une aumônière militaire dans un rapport à l'intention de son commandant de brigade.
L'aumônière, Jean Johns, a affirmé avoir été consultée par un soldat canadien qui aurait vu un garçon être violé par un soldat afghan, à la fin de 2006 ou au début de 2007.
Le président de la commission, le brigadier-général Glenn Nordick, a indiqué par voie de communiqué que son comité composé de huit membres allait examiner les allégations pour déterminer ce qui aurait pu se produire sur cette base d'opérations avancée qui située à 20 kilomètres de Kandahar.
L'enquête tentera aussi de déterminer si d'autres incidents distincts se sont produits.
L'aumônière qui traite des soldats affectés par des troubles de stress post-traumatique, a rédigé son rapport en mars dernier, mais n'a obtenu une réponse que lorsque les allégations ont été rendues publiques, trois mois plus tard.
Plusieurs autres aumôniers de l'armée canadienne auraient aussi été témoins d'allégations semblables. Mais le ministère de la Défense a refusé de lancer une enquête parce qu'aucun soldat n'avait déposé de plainte formelle.
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