Tribune libre
«Le conseiller politique d’un ministre conservateur dit aux citoyens de Pointe Saint-Charles d’aller au bureau de poste de... Westmount!» - Thierry St-Cyr
Dans une courte lettre ouverte publiée dans La Voix Populaire du 6 janvier dernier, le directeur des communications du sénateur et ministre non élu, Michael Fortier, appuie Postes Canada, qui entend fermer bientôt son deuxième bureau de poste dans la région en deux ans.
Rappelons que la position de Postes Canada est totalement indéfendable dans ce dossier. En ouvrant un comptoir de services à quelques dizaines de mètres de l’entrée du pont Victoria, Postes Canada et Michael Fortier veulent nous faire croire que les citoyens de la Pointe seront bien servis! Clairement, tout comme les libéraux avant eux, ils se moquent de la population.
J’invite Moya Greene, présidente de Postes Canada, et Michael Fortier, à m’accompagner un après-midi dans la Pointe. Nous irons au nouveau comptoir postal en autobus (difficile d’accès, le service n’est offert qu’à partir de la station Bonaventure et qu’aux heures de pointe). Ensuite, nous reviendrons à pied dans le trafic du pont Victoria. Ils verront eux-mêmes que leur position est inacceptable.
Ils verront surtout que ce sont les citoyens les plus vulnérables qui feront les frais de cette mauvaise décision s’ils continuent de s’entêter.
Le ministre non élu préfère d’ailleurs se cacher derrière son attaché politique plutôt que de défendre lui-même une décision qui affectera les citoyens les plus vulnérables de Pointe Saint-Charles.
Selon lui, les citoyens de Pointe Saint-Charles pourront utiliser six bureaux de poste dans la région, dont celui de Westmount. Les conservateurs nous prouvent encore une fois qu’ils sont complètement déconnectés de la réalité.
Les conservateurs, tout comme les libéraux avant eux, se moquent des gens de Pointe Saint-Charles. Postes Canada coupe dans les services à la population alors qu’elle fait des profits énormes. L’entêtement idéologique des conservateurs montre bien le peu de connaissance qu’ils ont du Québec, de Montréal et du quartier.
Se cacher ainsi derrière un attaché politique manque clairement de courage et de sens des responsabilités. Pour ma part, lorsque j’ai quelque chose à vous dire, dans le journal ou dans mes envois postaux, je ne me cache jamais. C’est ça, l’imputabilité.
<@S2>Thierry St-Cyr, député de Jeanne-Le Ber