Kevin Lowe devrait se raviser
Certains vont jusqu'à dire que le directeur général des Oilers d'Edmonton, Kevin Lowe, est un visionnaire. Un visionnaire parce qu'il a eu la brillante idée d'offrir un mirobolant contrat de 24 millions pour six ans au hockeyeur Dustin Penner. Vrai, l'idée n'est pas folle. Après tout, plusieurs équipes espèrent embaucher de gros noms pendant la période des agents libres, mais elles ne réussissent pas toutes.
Le problème, c'est que Kevin Lowe essaie de faire le grand coup, pour un joueur bien ordinaire. Quatre millions, c'est beaucoup d'argent. Je ne suis pas contre le fait de donner le «jack pot» à un athlète de premier plan, un gars comme Heatley, Crosby ou Ovechkin. Mais donner autant d'argent à un joueur qui n'a qu'une saison complète derrière la cravate, c'est discutable.
Certes, Penner a bel et bien marqué 29 buts l'année dernière. Il a aussi amassé 16 mentions d'assistance pour un total de 45 points. Est-ce la mer à boire? Non, loin de là. Dans notre cour, il y a un certain Michael Ryder, marqueur de 30 buts deux saisons d'affilée qui vient de signer un contrat d'un an de 2,95 millions $. Même s'il est et sera encore une fois l'an prochain notre meilleur buteur, plusieurs le voient déjà ailleurs. Imaginez seulement s'il avait un contrat du genre que Penner a reçu.
Les deux joueurs sont comparables à un certain point. Ryder a 25 ans, tandis que Penner les fêtera en septembre. Deux marqueurs d'une trentaine de buts, qui ne passent pas énormément la rondelle. Malgré tout, le 73 du Canadien amasse presque autant de passes que de buts qu'il a à sa fiche. Pourquoi s'acharner sur Ryder? Si le Canadien faisait son acquisition, nous serions les premiers à glorifier Gainey... Ah c'est vrai! Le Canadien regorge de compteurs naturels!
Kevin Lowe est véritablement en train de foutre le bordel dans la Ligue nationale de hockey. Avec le plafond salarial, de plus en plus de formations s'inspireront de lui pour faire le même coup à un autre directeur général. Si vous trouvez que les joueurs n'ont pas de sentiment d'appartenance et changent trop souvent d'adresse, vous serez obligés de prendre votre mal en patience, car la situation ne fera qu'empirer aux cours des prochaines années.
Un retour ?
Le défenseur Patrice Brisebois est intéressé par la possibilité de faire un retour dans l'uniforme bleu-blanc-rouge du Canadien. En revenant à Montréal, Brisebois imiterait Stéphane Quintal qui a fait la même chose il y a quelques années.
À 36 ans et à 700 000$ par année, je ne dirais pas non. Je chercherais toutefois à en savoir plus sur sa condition physique, car c'est là que ça peut faire la différence. Mais Brisebois ne doit pas s'attendre à un grand rôle chez le Canadien, car ses carences en défensive et son implication physique ne joueront pas en sa faveur.