MONTREAL - Plusieurs milliers de membres de la communauté juive ont convergé vers le centre-ville de Montréal, jeudi, afin de souligner le 60e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël.
Bien qu'une poignée de contre-manifestants, des juifs ultra-orthodoxes pour la plupart, aient manifesté leur désapprobation, le tout s'est déroulé dans l'ordre et la bonne humeur en présence de plusieurs dignitaires.
L'occasion a toutefois permis de mettre en lumière une nouvelle fois les différences entre l'approche libérale face à la situation au Proche-Orient et celle du gouvernement conservateur.
A Toronto, jeudi soir, le premier ministre Stephen Harper a déclaré que le Canada s'était tenu aux côtés d'Israël même quand il n'était pas bien vu de le faire et qu'il continuerait de soutenir le peuple juif dans l'avenir.
M. Harper a ajouté que n'importe quel groupe qui menace Israël, menace aussi le Canada.
Le premier ministre a lancé à la foule qu'il espérait qu'un jour les Israéliens et les Palestiniens puissent vivre en paix.
De son côté, à Montréal, le chef libéral, Stéphane Dion, a aussi fait part de l'appui des Canadiens au peuple juif et à l'état d'Israël, mais a précisé que l'objectif ultime au Proche-Orient devait être la paix, tant pour les Juifs que pour les Palestiniens.
Plus tard, en point de presse, Stéphane Dion ne s'est pas gêné pour qualifier d'inappropriés les propos de l'ambassadeur d'Israël au Canada, Alan Baker.
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