MONTREAL - Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) s'inquiète du sort qui attend les centaines de personnes qui pourraient être victimes de reprises de logement.
A partir d'une compilation effectuée par des groupes de défense des droits des locataires, le Regroupement s'attend à ce que quelque 447 personnes seront délogées en juillet.
En 2008, les victimes de reprises habitent dans leur logement depuis plus de 10 ans, en moyenne; 47 ménages habitent dans leur logement depuis plus de 16 ans.
La reprise de logement permet à un propriétaire, s'il est de bonne foi, d'évincer un locataire pour se loger lui-même ou pour loger un ascendant direct, un descendant direct ou une personne dont il est le principal soutien.
Toutefois, le Regroupement déplore que la reprise de logement soit devenue un moyen de jeter à la rue des locataires qui osent exercer leurs droits.
Le RCLALQ veut que la Régie du logement accorde des indemnités suffisantes couvrant les coûts réels de la perte de logement. Il demande à la ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, de modifier le Code Civil du Québec afin que dans tous les cas de reprise, les locataires aient droit automatiquement à trois mois de loyer en plus des frais liés au déménagement et au rebranchement des services publics.
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