MONTREAL - L'obsession de la pelouse parfaite prend le pas sur les considérations environnementales des Canadiens. C'est d'autant plus vrai quand on habite une petite ville.
Un sondage mené auprès de 1311 Canadiens adeptes du jardinage démontre que la fierté des habitants des petites villes concernant leur gazon influence grandement leur comportement. L'apparence esthétique de leur terrain prend le dessus sur leurs préoccupations environnementales.
Ils utilisent davantage de tondeuses à essence, arrosent plus fréquemment leur pelouse et sont plus enclins à utiliser des pesticides pour régler un problème de pissenlits. Ils sont aussi plus réticents à utiliser d'autres semences que le gazon pour leur terrain.
Le sondage Crop réalisé à la demande d'Equiterre révèle en outre que 50 pour cent des personnes sondées ont reconnu que l'opinion des voisins revêt une importance "très importante" dans la façon dont ils entretiennent leur gazon.
Les mauvaises herbes et le gazon jauni sont perçus par plus de 60 pour cent des Canadiens comme étant "intolérables". Cette perception est particulièrement marquée dans les petites agglomérations. On note toutefois que c'est au Québec que l'on trouve la plus faible proportion (54 pour cent) de personnes intolérantes aux mauvaises herbes et au gazon jauni, comparativement à 73 pour cent dans les Prairies.
Les sondeurs ont découvert que les Québécois, dans une proportion de 37 pour cent, sont plus enclins que les autres Canadiens à recourir à des types de plantes autres que de la pelouse (comme le trèfle ou des légumineuses), et que c'est dans les Prairies que l'on trouve le moins d'adeptes de cette pratique (13 pour cent).
Quand vient le temps de faire des achats en matière d'horticulture environnementale, le prix et la qualité sont les deux principaux facteurs de choix, avec 27 pour cent et 26 pour cent. Seulement 6 pour cent des gens choisissent en fonction de considérations environnementales.
L'âge est également un facteur important en horticulture. Les 55 ans et plus sont moins sensibles aux méfaits des herbicides et des pesticides. Une plus forte proportion y ont recours et ils croient davantage que ces produits sont nécessaires pour réussir un aménagement paysager.
Un sondage réalisé en 2006 auprès de 2724 Canadiens avait montré que 29 pour cent des Canadiens pratiquent régulièrement des activités de jardinage et que 25 pour cent le font à l'occasion.
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