Ottawa : l’opposition unie fait pression sur le gouvernement sur le climat
Le projet de loi C-311 a reçu l'appui d'une majorité de députés à la Chambre des communes; il passera donc en troisième lecture, avant d'être transféré au Sénat. C 311 exige que le gouvernement se dote d'un cadre contraignant de réduction des émissions de GES. Aussi appelé projet de loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques, il est l’initiative du Nouveau parti démocratique.
La semaine dernière également, les libéraux ont fait adopter une motion sommant le gouvernement conservateur de «mettre en œuvre immédiatement un plan national d'atténuation des changements climatiques». La motion libérale a été adoptée grâce à l'appui du Bloc québécois et du NPD; comme il fallait s’y attendre, l'ensemble du caucus conservateur a voté contre. La motion propose aussi qu'Ottawa convoque, d'ici 90 jours, une rencontre des premiers ministres sur les changements climatiques «afin de mettre à profit les pratiques exemplaires et le leadership dont font preuve les gouvernements provinciaux, les administrations municipales et le secteur privé».
Graham Saul, directeur exécutif du Réseau Action Climat Canada, se réjouit de ces initiatives. Il pense même que C 311 est un des pas en avant les plus significatifs des dernières années sur le front du climat.
Il faut également souligner qu’il s’agit pour les libéraux de Michael Ignatieff d’une nouvelle tentative de s’impliquer dans le dossier des changements climatiques après que Stéphane Dion eut mis de l’avant l’une des plateformes électorales les plus progressistes que l’on ait pu voir.
Il y a autre chose en cause ici.
Comme il a abdiqué ses responsabilités climatiques, le gouvernement Harper investit très peu dans le développement des énergies vertes; et donc dans les emplois de qualité qui y sont rattachés. Selon le Pembina Institute, le Canada investit 18 fois moins dans le développement de la filière énergies vertes que nos voisins du Sud! C’est là une double gifle aux jeunes générations : plus de réchauffement planétaire et moins d’emplois de qualité dans les secteurs de pointe qui vont former l’économie du futur.
Steven Guilbeault
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Commentaire mis en ligne le 23 avril 2010Pour que le gouvernement fédéral investit moins dans le développement des énergies vertes, il a peut-être une bonne raison.
Rien n'assure aux humains que toutes les énergies vertes sont moins polluantes que certaines en place.
La terre est vivante. Elle est capable de s'organiser quand les entrepreneurs lui tournent le dos. On n'a qu'à observer toutes les catastrophes naturelles qui se succèdent à travers la planète terre pour comprendre que les humains n'auront pas le dernier mot malgré tout l'argent investit à vouloir supposément la protéger.