Crise de l’industrie du recyclage
Au cours de la dernière période, les média ont fait pas mal de bruit à propos des matières recyclables
On apprenait par exemple qu’à Saint Marc des Carrières, des matières recyclables auraient été simplement menées au site d’enfouissement voisin, puisqu’elles ne trouvaient preneur sur le marché et que l’entrepôt où elles auraient pu être stockées était déjà plein à ras bord.
À Montréal, à l’heure où on se parle, les matières recyclables sont stockées en attendant de trouver des débouchés.
En cette période de ralentissement, le marché des matières recyclables est un marché d’acheteur : l‘offre dépasse la demande. Un peu comme dans le marché domiciliaire. Des entreprises comme Cascades, qui achètent les matières recyclables, ont donc l’embarras du choix et optent, bien légitimement me semble-t-il, pour la meilleure qualité.
Il faudrait donc que les centres de tri québécois développent une plus grande collaboration avec les utilisateurs de papier à recycler de façon à pouvoir offrir un meilleur produit. Il y a en effet, pour nos recycleurs, des « parts de marché » à prendre. Surtout si l’on considère que le Québec importe, bon an, mal an, des centaines de milliers de tonnes de papier usagé aux fins de le recycler!
Toutes ces informations négatives sur la situation du recyclage vous amènent peut-être à vous demander « pourquoi est-ce que je devrais continuer à recycler? »
Il s’agit d’une question tout à fait légitime et j’aimerais vous offrir quelques éléments de réflexion.
D’abord, quand la collecte sélective a commencé il y a quelques années, ce sont les pouvoirs publics, c’est-à-dire vos taxes et les miennes, qui défrayaient la totalité des coûts pour ce service. Depuis les matières récupérées sont maintenant vendues.
Ensuite, l’industrie du recyclage est encore une jeune industrie si l’on compare à celles de l’automobile, de la foresterie ou encore de l’aluminium. Or, on voit que même ces industries qui ont pourtant une longue histoire connaissent également des problèmes.
En faisant preuve d’un peu de persistance et de beaucoup de clairvoyance, on court la chance de rentabiliser la situation encore davantage tout en diminuant les coûts à l’enfouissement.
Steven Guilbeault
oncle sam
Commentaire mis en ligne le 9 février 2009pourquoi ne pas faire un centre ou les gens pourraient prendre ce qu`ìls ont de besoins dans la recupération.