Le macareux digère son repas avant de survoler Stéphane Dion
La semaine des cervelles d’oiseaux
La première semaine de la campagne électorale fédérale a été une série abominable d’erreurs – gaffe après gaffe. Les partis semblaient décidés de se mettre les pieds dans les plats. De sottise en niaiserie on n’en finissait plus.
À Québec le candidat Libéral, un ancien animateur de radio à CJRP, Simon Bédard, a répété des conneries dites en ondes et portant sur les réserves Mohawk lors de la crise d’Oka il y a 17 ans. Clairement des propos haineux.
----- Tu rentres là avec l’armée pis tu nettoies tout ça. Cinquante morts, 100 morts, 125 morts. Ça vient de s’éteindre. On enterrera ça pis on continue à vivre.
Cette semaine, Bédard avouait à un journaliste du Soleil qu’on pourrait se reprendre parce que c’est encore la même chose.
Comment est-ce qu’un être qui vit parmi nous et qui marche sur deux pattes peut dire des choses comme ça! Plus aberrant, c’est que les Libéraux ont jonglé avec l’affaire toute une journée avant de montrer la porte à Bédard.
Le directeur des communications du Parti Conservateur, Ryan Sparrow s’en ait pris au père d’un soldat canadien tué en Afghanistan.
Jim Davis, qui a perdu son fils, le caporal Paul Davis, a critiqué Stephen Harper d’avoir dit que le Canada quittera l’Afghanistan en 2011, même si la guerre n’est pas gagnée. M. Davis dit ne pas vouloir que son fils soit mort en vain.
Sparrow, plutôt que de manifester une quelconque empathie envers un père en deuil, a écrit à un journaliste, (vous avez bien lu.. il a écrit) que M. Davis parlait ainsi parce que c’était un militant Libéral qui connaissait Michael Ignatieff.
Quel moineau, ce Sparrow. Harper s’est excusé en son nom, mais et Sparrow fut simplement suspendu des ses fonctions, plutôt que congédié sur-le-champ. Il faut croire que Harper a des plans pour lui une fois les élections terminées.
Ce n’était pas mieux en Nouvelle-Écosse pour les Conservateurs.
On a découvert que la candidate de Halifax, Rosamond Luke, a un casier judiciaire. Pire encore, c’est Harper lui-même qui l’avait imposé sur l’association conservatrice locale. On se cherche une nouvelle candidate.
Mais qui donc fait les vérifications de tout ce beau monde avant qu’on les nomme candidats. Un peu plus tard on a découvert que l’organisation qu’elle présidait avait reçu une bourse de 142,700 $ du ministre Peter MacKay.
La candidate conservatrice dans Kings Hants, Rosemary Segado, n’a rien fait de gênant, mais son mari ne peut pas en dire autant.
Roberto Segado aime bloguer. Dans un de ses blogues, il a écrit que Stephen Harper est un vrai dictateur. Il n’y va pas avec le dos de la cuillère.
--- «Si c’est ce qu’ils font avec un gouvernement minoritaire, pouvez-vous imaginer ce que ces gens feront si on leur donne un gouvernement majoritaire? Harper ne veut pas la démocratie, il veut une dictature élue, rapporte M. Segado.
Aux dernières nouvelles, le couple était toujours ensemble. Mais avec un mari comme ça, madame Segado n’a pas besoin d’adversaire politique.
Et pour dire qu’elle a été choisie personnellement par Stephen Harper, plutôt que de passer par l’association conservatrice locale.
À comparer à ses gaffe stupides, insultantes ou haineuses, le vidéo conservateur du macareux - le Puffin pas fin - qui faisait ses besoins sur Stéphane Dion n’était pas plus qu’enfantin.
Mais le site Internet des Conservateurs est tellement mal construit que les organisateurs ne pouvaient pas se débarrasser du maudit volatile chieur sans démanteler la majeure partie du site Internet longtemps après que Harper s’en était excusé, en qualifiant lui-même l’affaire de déplacée, d’humiliante, et de mauvais goût.
Tard dans la soirée on pouvait toujours voir une petite caricature de Michael Ignatieff qui braquait un fusil dans la direction de Stéphane Dion. Harper n’avait pas encore eu le temps de s’en excuser…
Mais qui embauche ce monde-là pour préparer et approuve les produits de communication? Le vidéo du Puffin était signé ‘autorisé par l’agent officiel du Parti conservateur du Canada.’ Les mêmes qui veulent gérer notre pays?
Harper est allé à Québec le premier jour de la campagne. Il voulait remercier les Québécois comme il a dit --- de l’avoir supporté (sic) depuis deux ans et demi.
Un type dans la foule a répondu ---- Oui, mais on a fini de t’endurer.
Avons-nous besoin des Têtes à claques à la télé quand on en a des meilleures en campagne électorale?
Richard Cléroux invite vos commentaires
René Latendresse
Commentaire mis en ligne le 17 septembre 2008À titre de citoyen de la circonscription d’Ahuntsic dans le Nord Ouest de Montréal, je désapprouve le choix de l’emplacement du bureau du directeur du scrutin d’Élections Canada. Il faut savoir que l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville de la ville de Montréal a récemment regroupé ses bureaux dans un vaste édifice commercial de La Cité de la Mode, histoire de donner un coup de pouce au secteur durement touché par des fermetures d'entreprises liées au secteur du vêtement. Mais le déménagement des bureaux de la ville ne c’est pas fait sans susciter une certaine controverse, voire une certaine contestation parmi la population.
En effet, depuis des mois des citoyens d’Ahuntsic-Cartierville déplorent vivement le choix de la nouvelle localisation, dans un secteur particulièrement mal desservi par le transport en commun, entre autres. Il n’y a pas de stationnement non plus. Il s’agit en réalité d’un secteur industriel situé à l’extrémité Ouest de l’arrondissement et de la circonscription d’Ahuntsic, loin des zones résidentielles où vivent les citoyens. Et voilà maintenant que l’on apprend que l’on y installe le bureau d’Élections Canada! Le directeur du scrutin d’Ahuntsic a d’abord pensé à son propre confort et n’a pas regardé à la dépense quand il a opté pour cet emplacement inapproprié. Or, la première obligation d’un directeur de scrutin n’est-elle pas avant toute autre préoccupation de tout mettre en œuvre afin de favoriser l’exercice du droit de vote des électeurs de la circonscription dont il est responsable?
Comment ne pas s’étonner après cela que le taux de participation aux élections soit en baisse constante. Et que l’on vienne surtout pas me parler de la possibilité de voter par la poste par bulletin de vote spécial. Je vous mets au défi d’expliquer cette procédure compliquée à des aînés, capables de se déplacer sur une courte distance, mais qui néanmoins éprouvent des difficultés normales attribuables à leur âge. Faites l’exercice : vous devez d’abord télécharger le formulaire en ligne (ou en faire la demande par téléphone), le remplir, faire des copies des pièces d’identité requises, les joindre à votre demande, télécopier le tout (ou retourner la demande par la poste), attendre de recevoir un bulletin de vote spécial par la poste sur lequel vous devrez inscrire le nom du candidat de votre choix, mettre le bulletin de vote spécial dans l’enveloppe prescrite que vous devrez vous-même affranchir et retourner avant la date butoir du 7 octobre 2008 au bureau du directeur du scrutin, le cachet de Postes Canada faisant foi. Pas sûr que ma voisine de 74 ans saisisse toutes les subtilités de ce laborieux exercice. En apprenant l’emplacement du bureau du directeur du scrutin dans Ahuntsic, elle m’a plutôt affirmé, à regret, qu’elle n’irai tout simplement pas voter. Malheureusement, on peut croire qu’elle ne sera pas la seule dans cette situation. Et c’est extrêmement regrettable!