Festival du monde arabe
Pas moins de huit spectacles seront présentés au Théâtre Corona
La huitième édition du Festival du monde arabe se tiendra du 26 octobre au 20 novembre dans différentes salles montréalaises, dont le Théâtre Corona, situé sur la rue Notre-Dame, à deux pas de l'avenue Atwater.
Blues du Sahara, musiques bédoui, diwan, raï, de tradition soufie ottomane, mélodie arabo-andalouse, danse baladi… le théâtre Corona se mettra à l’heure orientale durant un mois, au plus grand plaisir des amateurs de ce que la culture arabe a de meilleur à offrir.
Parmi les spectacles à surveiller au Corona on compte le cabaret Espace Désir, mis en scène par Mme Apostolska, critique de danse contemporaine au journal La Presse. On a également pu la voir comme juge dans la populaire émission Le Match des Étoiles à la télévision de Radio-Canada. D’origine macédonienne, mais de culture française, Aline Apostolska transformera la scène du Corona qui sera réaménagée, à cette occasion, aux couleurs chatoyantes des milles et une nuits.
Entourées des animateurs vedette des nuits orientales de Montréal, Aline Apostolska propose une soirée franchissant les limites des styles et disciplines en collaboration avec ses musiciens singuliers aux rythmes envoutants.
Autre prestation à ne pas manquer, le groupe Check Point 303, qui s’est notamment produit avec Massive Attack, ainsi que Club d’Elf, qui présenteront la soirée d’ouverture de cette 8e édition du FMA.
Il s’agit de deux formations archi avant-gardistes qui fusionnent sonorités orientales et occidentales grâce à leurs musiciens venant de quatre coins du monde. Devant les conflits qui embrasent le monde arabe, ils se veulent du mouvement de musicothérapie pour tenter de restaurer l’harmonie.
Dans le registre plus traditionnel, le Groupe Bali, héritier de la légende de la chanson Touareg, Ottomane Bali (1953-2005), se produira également au Corona, de même que La Gaâda de Béchar, formation dans l'esprit du Diwan, revisité avec une approche moderne faisant se côtoyer l’espace traditionnel arabo-africain et les cadences urbaines.
Enfin, le spectacle Déluge réunira quatre artistes exceptionnels : Mercan Dede, Smadj, Mounir Troudi et Abdelwaniss Ajroud. Ces dernier proposent une nuit musicale transcendante, sorte de fusion entre musiques soufie ottomanes et modernité occidentale avec des métissages électro-arabe, des rythmes dance, le tout agrémenté de chants liturgiques bédouin.
Décidément, une programmation qui oscille entre tradition et modernité, à l’image même du monde arabe tel qu’il se définit au XXIe siècle. De quoi dé grisailler l’automne montréalais!