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La lutte au décrochage scolaire est lancée

Trois quartiers du Sud-ouest se mobilisent pour vaincre le problème


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Article mis en ligne le 10 septembre 2007 à 0:00
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La lutte au décrochage scolaire est lancée
Pour plusieurs jeunes du Sud-Ouest de Montréal, l’obtention d’un diplôme est un parcours rempli d’obstacles.
La lutte au décrochage scolaire est lancée
Trois quartiers du Sud-ouest se mobilisent pour vaincre le problème
Le taux de décrochage scolaire est alarmant dans le Sud-Ouest de Montréal. Le 5 septembre dernier, la campagne De l’école vers ton avenir menée par les Comités jeunes de Solidarité Saint-Henri, de la Coalition Petite-Bourgogne, et par la Table de concertation jeunesse de Pointe-Saint-Charles, a été lancée. Sa visée : rallier la communauté pour contrer le problème.
Constat peu reluisant : dans le secteur de Saint-Henri, de Pointe-St-Charles et de la Petite-Bourgogne, toutes les écoles primaires sont défavorisées. 15% des élèves du primaire sont considérés «à risque». Un portrait inquiétant pour les élèves du secondaire aussi, car les jeunes de 16 à 25 ans du Sud-Ouest fréquentent moins l’école que ceux de l’Île de Montréal et de la province en général.

Le quartier le plus alarmant : Saint-Henri. La moitié des jeunes adultes y étaient aux études à temps plein en 1998. Et c’est dans ce secteur du Sud-Ouest que les jeunes fréquentent le moins l’école à temps partiel. Selon les données fournies par l’école secondaire St-Henri, 48% des étudiants n’obtiendraient pas leur diplôme de secondaire V. « Ça fait plus de 10 ans que l’on sait qu’il y a des problèmes de décrochage scolaire. Tout le travail se fait autour de l’assiduité. On assure, par exemple, une relance téléphonique auprès des parents dont les jeunes s’absentent», affirme le directeur de l’école secondaire St-Henri, Sylvain Auger. «On essaie de s’arranger pour que les jeunes viennent à l’école. Mais il faut que les élèves aiment l’école, aussi. Les jeunes qui ne s’intéressent pas aux matières enseignées vont avoir de la misère à rester motivés.»

Plusieurs facteurs contribuent à perpétuer le décrochage scolaire. L’attitude d’insouciance face au problème, le déni de la situation, le défaitisme. Les jeunes ayant vécu des échecs scolaires en bas âge courent un risque accru. Ceux dont les parents sont peu scolarisés, en proie à des troubles de santé mentale, qui vivent dans une famille à faible revenu ou monoparentale aussi.

Dans le but de trouver des solutions contre le décrochage scolaire, les Comités jeunes de Solidarité Saint-Henri et de la Coalition Petite-Bourgogne ainsi que la Table de concertation jeunesse de Pointe-Saint-Charles ont rallié divers organismes communautaires, entrepreneurs, police de quartier, parents et professeurs.

«Le décrochage scolaire, c’est le problème de tout le monde. On doit se mobiliser ensemble pour le régler. Le plus difficile, c’est de conscientiser les jeunes, et de montrer que tous ont leur rôle à jouer. Le phénomène est tellement gros qu’on ne le voit plus. Ça devient le problème de l’autre, plutôt que le sien», observe Christine Guay du Carrefour jeunesse emploi du Sud-Ouest de Montréal, qui participe à la campagne de mobilisation.

Plusieurs élus du Sud-Ouest appuient l’initiative De l’école vers ton avenir, dont le député fédéral du comté Jeanne-Le Ber, Thierry St-Cyr, et la mairesse Jacqueline Montpetit.

«Soyez assurés que les élus et l’administration de l’arrondissement vont s’engager dans cette campagne», souligne la mairesse Montpetit. Ancienne commissaire scolaire du quartier 19, le phénomène lui tient à cœur. «Dans l’auditorium de l’école Jeanne-Leber, j’ai enregistré des jeunes pour l’école primaire. Je me souviens d’un parent qui inscrivait son enfant en disant ‘‘Je ne sais pas s’il va finir son primaire’’. Imaginez le message que ça donne! Les attentes de certains parents sont trop petites parce que leur propre expérience ne les a pas amenés à l’école, et que les gens de leur entourage leur disaient que les études ce n’était pas important».

Promouvoir les succès des jeunes et les encourager à poursuivre leurs études : des moyens envisagés par les participants de la campagne pour contrer le décrochage scolaire. Au cours de l’automne 2007, des groupes de discussion permettront de déterminer les meilleures stratégies d’actions auxquelles recourir.

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jeannette bougie

Commentaire mis en ligne le 16 septembre 2007
Je peux vous informer que relativement au décrochage scolaire au secondaire, il n'y a pas seulement la pauvreté et le fait que les jeunes sont issus de familles monoparentales, il y a également le problème d'apprentissage que les jeunes au secondaire n'ont plus de services adéquats. Pour le vivre personnellement avec mon jeune de 15 ans, il a besoin de certains services et étant donné qu'il n'a pas de problèmes de comportement, on ne lui trouve pas de place pour lui. Il a donc décidé de faire l'école maison jusqu'à ce qu'il puisse avoir accès aux cours aux adultes.

C'est aberrant et décourageant. Il est atteint du syndrôme de Gilles de La Tourette et il a besoin d'un certain soutien. On le classe en cheminement particulier (CPF) mais avec des élèves avec de lourds problèmes de comportement. Il est évident qu'il ne peut fonctionner dans ce milieu et il ne peut suivre de classes régulières vu la rapidité à laquelle les cours sont donnés.

Il a un but dans la vie c'est de devenir menuisier-charpentier et il doit obligatoirement.

C'est un jeune travaillant et fonceur. Mais le climat qui existe dans les écoles aujourd'hui (violence, intimidation, agressions, etc.), n'est pas propice à l'apprentissage surtout pour un jeune avec certaines difficultés d'apprentissage.

Le système scolaire n'est pas adapté du tout et avec la réforme scolaire, les jeunes ressentent cette instabilité et inefficacité de l'enseignement dite contemporaine.

Mon mari et moi encourageons notre jeune dans le domaine dans lequel il désir travailler plus tard et nous adoptons nous-même sa scolarité en fonction de ses capacités (malheureusement sans l'aide des Commisssions scolaires où je trouve personnellement qu'il y a un gaspillage de fonds et d'argent énorme). Nous lui montrons que parfois nous pouvons compter que sur soi-même pour avancer dans la vie et si nous pouvons le faire nous même, il y a plus de chance d'atteindre nos buts et ne jamais se décourager.

C'est ce que les jeunes,à mon avis, ont besoin de savoir. De connaître leurs forces et de les utiliser.

J'espère seulement que le gouvernement puisse ouvrir ses yeux et voit vraiment les besoins de nos jeunes.

discipline dans les écoles, régularité dans l'enseignement et de cesser de prendre nos jeunes pour des cobayes et de fournir un enseignement structuré et solide.

J'ose espéré que ce temps sera pour bientôt!


Jeannette Bougie

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