Line Hamel est inquiète pour la santé et le bien-être des citoyens de son district. Elle estime ne pas avoir reçu de réponses sur les questions de la qualité de l’air et de l’augmentation du bruit liées une structure au sol plutôt qu’une structure aérienne
Échangeur Turcot : Vision Montréal sceptique
Pollution et place des transports en commun, bien des questions restent sans réponses selon l’opposition
Line Hamel, conseillère municipale du district de Saint-Henri–Petite-Bourgogne–Pointe-Saint-Charles, est inquiète pour la santé et le bien-être des citoyens de son district.
«Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas reçu de réponses à des questions fondamentales comme la qualité de l’air et l’augmentation du bruit, qui découlent du choix de construire une structure à ras du sol plutôt qu’une structure aérienne», affirme-t-elle.
«En 1964, lors de la construction de la structure actuelle, on en avait fait la promotion en alléguant justement que la pollution serait diminuée parce qu’elle était en hauteur. Qu’en est-il aujourd’hui? On apprend que les choix ont été faits avant même de faire les études environnementales. C’est très inquiétant pour les citoyens du Sud-Ouest», estime Mme Hamel.
Plusieurs tentatives de verdissement des abords des autoroutes qui traversent le secteur territoire ont été mises de l’avant au cours des dernières années. Malheureusement, bien peu ont donné des résultats encourageants à cause des grandes quantités d’abrasifs et de fondants qui sont répandus tout l’hiver sur les autoroutes.
«Ces expériences me rendent un peu méfiante lorsque je vois les belles planches en couleurs des plans du Ministère. Il y a beaucoup de vert, mais qu’en sera-t-il en réalité?», s’interroge la conseillère municipale.
La place des transports en communs
Line Hamel s’est dite déçue que le projet déposé ne fasse pas plus de place aux transports en commun et aux voies réservées pour les autobus.
«Quant à tout refaire, il faudrait en profiter pour améliorer l’offre de service en transport en commun. Les discours sur les gaz à effets de serre (GES) ne sont pas suffisants. Quand on a la chance d’intervenir, il faut la saisir. On n’a plus d’excuses!», s’indigne-t-elle.
La conseillère municipale s’interroge à savoir si le dégagement sous le pont enjambant le canal Lachine permettra le passage des voiliers: «Il ne faudrait pas que le potentiel de développement récréotouristique du canal soit hypothéqué avant même d’avoir vraiment pris sa vitesse de croisière», souligne-t-elle.
Mme Hamel espère également que des efforts importants seront faits pour protéger les citoyens qui devront subir les inconvénients des travaux pendant une si longue période: «Je vais m’assurer que de véritables consultations soient tenues avec les gens des quartiers concernés et que les mesures de mitigations les plus efficaces possible soient mises en place», a conclu la conseillère de Vision Montréal.