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Conscience sociale et autodérision

Humour et intervention sociale : Émilie Ouellette, une artiste entière et engagée

Marilyse Hamelin
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Article mis en ligne le 27 juin 2007 à 11:03
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Conscience sociale et autodérision
Intervenante communautaire auprès des jeunes en difficulté, Émilie Ouellette, une jeune femme de Ville-Émard, mène de font une deuxième carrière, celle d’humoriste, où elle obtient de plus en plus de succès.
Conscience sociale et autodérision
Humour et intervention sociale : Émilie Ouellette, une artiste entière et engagée
Une humoriste diplômée de l’École nationale de l’humour ET une intervenante sociale, qui fait rire tant le public en général que les jeunes moins nantis, en difficulté ou souffrant d'autisme, voilà qui décrit Émilie Ouellette, une jeune artiste du quartier Ville-Émard.
«Chaque fois que j'ai arrêté le travail social pour donner priorité à ma carrière d’humoriste, je sentais que quelque chose me manquait. Je ne pourrais pas juste faire de la scène», indique la diplômée de l’École nationale de l’humour.

Après l’année passée dans cette institution, Émilie Ouellette part en tournée avec les finissants de l’école à travers le Québec. Ils donneront plus de 30 représentations dans toutes sortes de festivals. Puis, elle est engagée pour la tournée «Sans retenue», produite par l’École nationale de l’humour et mettant en scène d’anciens finissants, devenus humoristes de la relève. Ils ont alors la chance de faire les salles Albert-Rousseau à Québec et André-Mathieu à Laval.

Émilie Ouellet peaufine durant ces tournées son style d’humour engagé, parfois juste nono et drôle, mais elle ne vient pas à bout de son trac fou. Pourtant formée en théâtre au cégep de St-Laurent, elle met du temps à apprivoiser la scène.

«Avant j’étais tellement malade, je me disais que ne pouvais pas continuer. Quand je me suis ramassée à l’hôpital après une crise de panique un soir où je ne suis évidemment pas montée sur scène, je me suis dit que ça y était, que je devais arrêter», raconte-t-elle.

Elle décide alors de tout mettre de côté et de se consacrer entièrement à son travail d’intervenante communautaire. Pourtant, un peu plus d’un plus tard, elle est de retour sur la scène du festival de chanson et d'humour «Le Tremplin» de Dégelis, la passion du rire étant plus forte que prévu.

«Je ne veux pas choisir, je suis les deux : humoriste et intervenante sociale», assure celle qui termine son bac en travail social à temps «très partiel», en même temps que toutes ses autres activités.

Et ça porte fruit ce mélange des genres! Si elle intervient avec grand plaisir auprès des jeunes du quartier Ahunstic, sa carrière d’humoriste n’en souffre pas, elle qui vient de remporter le premier prix de la catégorie «Humour» lors de la 8e édition du festival de chanson et d'humour Le Tremplin de Dégelis.

«C’était la première fois que je me retrouvais devant le public après une longue pause. Et j’ai aimé ça! Je crois que d'avoir fait de l’impro dans une ligue ces derniers temps m’a beaucoup aidé à me défaire du trac», confie-t-elle.

Et on la croit, car grâce à sa victoire à Dégelis, elle s’en va en Demi-finale à Val-d'Or, où elle participera aux finales du concours «La relève de l'humour» de l'Abitibi-Témiscamingue, du 6 au 8 juillet.

Mais ça n’a pas toujours été aussi bien pour Émilie Ouellette, des scènes surréalistes, il y en a eues: des partys de bureau où personnes n’écoute - «On jouait à côté du buffet, les gens se levaient et passaient devant nous pour aller se chercher de la bouffe» - ou encore des représentations dans des écoles secondaires où elle est huée par 300 jeunes tout le long de son numéro - «Je suis alors sortie de mon corps et j’ai vraiment éclaté de rire, avant de couper court» -, raconte celle qui s’identifie beaucoup à Andy Kaufman, un artiste américain adepte de l'antihumour absurde et surréaliste, qui a été interprété au grand écran par Jim Carrey.
Projet 100 000$ :
Émilie va bientôt réaliser son rêve, son spectacle d’humour solo étant prévu pour mars 2008: «Cet été je suis en rodage, je teste tous mes numéros. À l’automne, on travaille la mise en scène et la conception des costumes», explique-t-elle.
Créative et en marge, elle n’entend pas financer son premier «One Women Show» comme tout le monde… Sa tournée à travers le Québec devrait lui coûter 100 000$ et elle est bien déterminée à les trouver.

«Mon chum m’a dit à la blague: ‘Tu n’as qu’à rejoindre 100 000 personnes qui te donnent 1$ chacune….’ Sauf que moi, à son grand découragement, j’ai pris ça au sérieux!», lance Émilie Ouellette.

Et, effectivement, la jeune femme est prête à tout, même à faire du porte-à-porte en femme sandwich pour convaincre les gens de donner généreusement. Ce qui aura lieu cet été, les dimanches 15 juillet et 12 août, de 15 à 18h.

«On va filmer tout ça, ça va être drôle ! Et pis ça me fera un genre de «making of» complet de mon spectacle!», s’amuse-t-elle.

Les gens peuvent aussi donner leur dollar sur le site web de l’humoriste, muni de tout le dispositif de paiement sécurisé nécessaire.

«Le but ce n’est pas juste d'amasser des fonds, mais que les gens participent et viennent voir le show. C’est pourquoi tous ceux qui donnent un dollar ont droit à une paire de billets pour le prix d’un pour mon futur spectacle», explique l’humoriste, qui conserve les noms de tous ceux qui donnent ainsi que leur adresse courriel, pour leur envoyer le bulletin de nouvelles sur son projet.

À ce jour Émilie Ouellette a rejoint 305 personnes, il lui reste donc 99 700 à trouver. Heureusement pour elle, les gens donnent généralement plus qu’un dollar.
Tout pour les jeunes
En 10 ans de travail comme intervenante auprès des jeunes, Émilie Ouellette a appris à ne rien prendre personnel: «J’ai commencé à 16 ans dans les camps vacances - pour moi c'est de l’intervention! – et je sais qu’une enfant qui t’envoie promener, c'est la plupart du temps parce qu’il a vécu des moments difficiles cette journée-là; ça n'a rien à voir avec toi», illustre-t-elle
«Je crois profondément en les jeunes âgés entre 5 et 18 ans que je côtoie. Il y a certains d’entre eux qui sont T.E.D (autistes) et partout où je les vois - dans les écoles, dans la rue, dans les maisons de jeunes -, j’en viens à la même conclusion, ils sont extraordinaires. Il suffit de respecter les jeunes pour ce qu’ils sont et ça fait des miracles.»

Un de ses numéros les plus instructifs et drôles à la fois porte justement sur l’autisme: «Ce numéro m’a été inspiré par Alessandro, un autiste décédé à l'âge de 16 ans, qui ne parlait pas ou peu et qui est mort des suites d’une appendicite pas prise à temps. Il pouvait réciter tous les épisodes des Simpson par cœur, en parlant à sa main. J’ai écrit un numéro de 12 minutes sur l’autisme, mais je pourrais faire un one women show au complet juste là-dessus», expose-t-elle.

Ce n’est pas tout, Émilie Ouellet caresse aussi le projet de devenir «Docteur clown», un organisme dont les interventions allient justement ses deux passions : l’humour et l’intervention sociale.

Décidément tout un parcours pour cette femme de 26 ans, à la maturité et au sens de l'autodérision admirablement développés. Gageons que son périple sur le chemin Compostelle de l'an dernier y est pour quelque chose.

Vous pouvez visiter le site Internet d'Émilie à www.emilieouellette.com.

Émilie Ouellette est en spectacle au Culturel Vanier à Châteauguay le 5 juillet prochain à 20h30 en compagnie de plusieurs humoristes dans un concept à la «Saturday Night Live».

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