Arrivé en fin de vie utile, l’échangeur Turcot doit être refait. Tout le monde s’entend là-dessus. Là où les opinions divergent, c’est sur la forme que devrait prendre la nouvelle infrastructure. Pour le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, il est clair que l’on doit voir plus loin que la seule question du transport. Il faut saisir l’occasion d’en faire un «outil de développement économique», soutient-il.
Dans la proposition montréalaise de reconstruction du complexe autoroutier, la cour Turcot accueillerait le Quartier de la falaise, qui comprendrait résidences, commerces et espaces verts.
On sait que la Ville de Montréal et le ministère des Transports du Québec (MTQ) ne sont pas sur la même longueur d’ondes quant au futur aménagement du complexe autoroutier.
Tandis que le MTQ propose de ramener l’échangeur au sol en aménageant les voies de circulation sur talus, la Ville privilégie un échangeur construit en hauteur et une diminution du nombre de voies de circulation. Québec a rejeté le plan parce que trop coûteux et trop long à réaliser.
L’approche montréalaise réduirait l’empreinte au sol de la structure. «Si l’échangeur prend moins de place, ça va libérer énormément de terrains», souligne Benoit Dorais. Ainsi, dans la vision montréalaise, la cour Turcot ferait place au Quartier de la falaise, qui comprendrait résidences, commerces, espaces verts.
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Le projet Turcot «va déterminer l’avenir de l’arrondissement au plan du développement urbain et économique. Il ne s’agit pas juste de refaire une structure routière», laisse tomber le directeur général du Regroupement économique et social du Sud-Ouest, Pierre Morrissette.
Pour Benoit Dorais, «Montréal devrait avoir son mot à dire» dans ce dossier. Il ne s’agit pas simplement de reconstruire une infrastructure routière vieillissante en ayant en tête comme principale préoccupation d’assurer la fluidité de la circulation. L’arrondissement ne doit pas se faire imposer un concept qui «freinerait son développement économique», insiste-t-il.



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