Il reste encore des ficelles à attacher dans plusieurs de ces dossiers, mais ils sont dans le pipeline et transformeront à terme le visage du Sud-Ouest.
Mais ce ne sont pas les seuls projets, bien que, en raison de leur ampleur, ce soient ceux qui viennent spontanément à l’esprit. En entrevue, M. Dorais évoque le plan stratégique de l’arrondissement en regard du développement du secteur Cabot, où l’on souhaite attirer de nouveaux joueurs. L’administration municipale y est bien déterminée. «Il ne s’agit pas juste de dire: nous avons des terrains, voulez-vous venir vous installer? Il faut aller chercher les entreprises. Il faut être actif», insiste le maire.
Canal de LachineBenoit Dorais mentionne également le canal de Lachine. «C’est une richesse. Il faut s’approprier le canal. Il faut faire en sorte qu’il se développe pour tous», dit-il, rappelant que l’arrondissement vient d’ailleurs d’enclencher un processus de consultation publique pour la deuxième phase d’aménagement de ses abords. «Qu’est-ce qu’on a fait jusqu’à maintenant ? Où allons-nous?» La consultation vise à répondre à ces questions, dit-il, voyant dans le canal un formidable aimant.
Il note cependant une diminution de son pouvoir d’attraction quand on se déplace plus à l’ouest. «Les cyclistes arrêtent au marché Atwater. Il faut attirer les gens à l’intérieur de l’arrondissement», signale le maire. «Le canal doit servir à faire du développement à l’intérieur de nos quartiers.»
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M. Dorais insiste par ailleurs sur l’importance pour l’arrondissement de voir s’implanter sur son territoire des projets de développement urbain intégrés: une avenue particulièrement prometteuse pour garder les familles en ville. «On peut retenir les familles si on leur offre un milieu de vie intéressant près de leur travail, de leurs loisirs», estime-t-il. On mise donc sur des projets offrant une mixité: du résidentiel, des commerces de proximité, des espaces verts, des entreprises créatrices d’emplois.
Sans perdre de vue, comme le souligne M. Dorais, la volonté de faire du «développement solidaire». «Il faut que ce soit pour tout le monde», dit-il faisant référence à la nécessité de réserver une place pour les logements sociaux et abordables dans les projets résidentiels. «Nous croyons grandement à la stratégie d’inclusion de 15% de logements communautaires et 15% de logements abordables», précise le maire.
Ce dernier plaide d’autre part pour une révision des façons de faire dans le cas des grands projets entre la Ville et l’arrondissement afin de s’assurer que le Sud-Ouest y trouve son compte. «Il faut trouver une formule, un mécanisme de gouvernance des grands projets», soutient-il, citant en exemple le programme particulier d’urbanisme adopté par la ville centre dans le cadre du projet Griffintown. «La patinoire était imposée, image le maire. Le PPU, c’était crois ou meurs».





