Les femmes sont au cœur des deux expos de la Maison de la Culture Marie-Uguay. (Photo : Martin A. Chamberland)
Des femmes et la mer
Fascinantes, ces deux expos de photos sont fort différentes
La maison de la culture Marie-Uguay présente Plus que parfaites, chronique de la vie domestique des années 1920 à aujourd’hui et la superbe Faiseurs de paix, mettant en scène le quotidien des Indonésiens et des Sri Lankais.
Cette dernière expo a été réalisée en collaboration avec l’organisme Reporter Sans Frontière et nous arrive dans le cadre d’une tournée pancanadienne. Elle a auparavant été exposée à Montréal, notamment sur les panneaux aux abords du canal Lachine, près du marché Atwater.
Les deux photographes, issus du photojournalisme, sont Jacques Nadeau, photographe de presse pour le quotidien Le Devoir depuis plusieurs années tandis que Christine Muschi travaille pour l’agence de presse Reuters, Le Globe and Mail, le National Post ainsi que le magazine McLeans.
Sur le thème de la couleur verte, les photos sélectionnées de Mme Muschi nous montrent des étendues de champs de thé et la nature luxuriante des nombreuses îles baignées par les océans Indien et Pacifique qui forment l’Indonésie.
Les photos de Jacques Nadeau nous présentent pour leur part la majestuosité de cet océan Indien et des berges du Sri Lanka, anciennement Ceylan, une île aux prises avec le terrorisme et la pauvreté. Ses portraits chaleureux, à l'instar de ceux de Christine Muschi, nous montrent un peuple très beau et fier.
Serviables, mais pas servantes!
«Chère maîtresse, bien que je suis servante, je trouve qu’il faut de la justice […]», écrit une domestique anonyme à son employeur au tournant du siècle dernier.
Russes, hongroises, ukrainiennes, polonaises et maintenant Philippines, vous l'aurez deviné, les aides-familiales, ces femmes employée de maison, experte de la vie domestique, sont les vedettes de cette exposition intitulée Plus que parfaites.
Cette investigation originale sur l'histoire de la vie domestique à partir de témoignage et de photos d’employées de maison a été menée par Raphaëlle de Groot, commissaire de l’exposition invitée par le Centre d’histoire de Montréal.
Sorte d'enquête historique, sociologique et artistique du travail en maison privée, l’exposition est ponctuée d'entrevues avec des aides familiales ou des femmes ayant exercé ce métier entre les années 1930 et 1960.
Des documents inédits, tant des photos que des bandes audio, enrichissent l'exposition pour en faire un lieu de mémoire active.