Thierry St-Cyr
Thierry St-Cyr varlope l’énoncé «idéologique» des conservateurs
Alors qu’une crise secoue la colline parlementaire à Ottawa et que les trois partis d’opposition, prêts à renverser les conservateurs, viennent de signer une entente pour former un gouvernement de coalition, le député du Bloc québécois dans Jeanne-Le Ber, Thierry St-Cyr, ne mâche pas ses mots à l’endroit de la troupe de Stephen Harper.
«Au lieu de s’attaquer à la crise économique, le gouvernement conservateur a choisi de créer de toute pièce une crise démocratique, pour des raisons strictement partisanes», a commenté M. St-Cyr.
«Contrairement à ce qu’ils prétendent, les conservateurs n’ont pas présenté la semaine dernière un énoncé économique, mais plutôt un énoncé idéologique, a-t-il déclaré. Or, cette idéologie les aveugle à un point tel qu’ils ne voient pas l’urgence d’agir. Alors que tous les gouvernements de la planète prennent des dispositions pour contrer la crise, le gouvernement confirme son intention de ne rien faire. Au lieu de donner de l’oxygène à l’économie qui en a bien besoin, Stephen Harper a choisi de l’étouffer. Il a choisi de laisser tomber les entreprises, les régions et les gens.»
«Dans la situation actuelle de l’économie, Stephen Harper aurait dû tendre la main aux travailleurs, mais il a plutôt décidé de s’attaquer à leurs acquis, a critiqué le député. Il a également poursuivi son offensive pour éroder le statut des femmes en faisant de l’équité salariale un droit à leurs yeux dorénavant négociable. En fin de compte, dans l’espoir d’imposer son idéologie plus facilement, Stephen Harper souhaite museler les partis politiques, les syndicats et les femmes, bref toute forme d’opposition.»
«Le gouvernement Harper a par ailleurs choisi de s’attaquer au Québec en réitérant sa volonté de créer une agence fédérale des valeurs mobilières. Finalement, il menace la situation financière du Québec en plafonnant la péréquation. Nous ne pouvons accepter cela», a tonné Thierry St-Cyr.
«Les conservateurs, qui s’étaient pourtant dits prêts à travailler avec les partis d’opposition, ont rejeté les propositions présentées un peu plus tôt par le Bloc québécois; des propositions réalistes qui répondaient aux besoins engendrés par la crise économique actuelle, a soutenu le bloquiste. Or, l’énoncé des conservateurs va très clairement à l’encontre des intérêts du Québec, et nous allons nous y opposer.» (A.D.)