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Jusqu’au 2 novembre, la maison de la culture Marie-Uguay présente en exclusivité montréalaise l’exposition
Françoise Sullivan.
Françoise Sullivan, en exclusivité montréalaise
Coup de maître pour la maison de la culture Marie-Uguay. Afin de marquer le 60e anniversaire de la parution de Refus global, manifeste des Automatistes, elle présente jusqu’au 2 novembre, en exclusivité montréalaise, une exposition regroupant les toiles de l’une des signataires, Françoise Sullivan.
Soulignant la contribution de l’artiste au célèbre manifeste, l’exposition Françoise Sullivan propose des œuvres de sa plus récente production. Plusieurs tableaux d’inspiration monochrome sont montrés pour la toute première fois.
«J’espère que vous trouverez quelques petites choses intéressantes», a lancé avec une charmante modestie, lors du vernissage tenu jeudi dernier, celle qui a pris congé cette année de sa tâche d’enseignante à l’Université Concordia pour s’investir entièrement dans son art. «Cette année, je me consacre à mon travail. Tous les jours, je me rends à l’atelier pour peindre», dit-elle.
Peintre, sculpteure, pionnière de la danse moderne au Québec, cette «femme d’exception», comme l’a qualifiée la mairesse de l’arrondissement Sud-Ouest, Jacqueline Montpetit, nous offre des toiles qui vont du choc lumineux de 5 Jean-Pierre à la douceur extrême de Lumière du matin.
Le geste ample, Françoise Sullivan a besoin d’espace pour coucher sa vision créatrice, comme on le constate avec les très grands formats de la Série hommages à. Des toiles aux dimensions imposantes qui nous happent littéralement. «J’en ai de plus grandes dans mon atelier…», confie la peintre, qui a installé cet atelier dans Pointe-Saint-Charles il y a maintenant 21 ans.
«Par cette façon de rythmer les gestes sur la surface, la chorégraphe n’est jamais loin, le mot d’ordre de l’épopée automatiste y demeure. Celui de laisser surgir du fond de soi-même ses intuitions», constate René Viau, commissaire de l'exposition et critique d’art.
À ces toiles s’ajoutent dans une seconde salle une exposition de pièces de différentes époques, dont plusieurs documents d’archives de la collection personnelle de Françoise Sullivan, qui illustrent son parcours. On peut notamment admirer les superbes photographies de Maurice Perron de la chorégraphie Danse dans la neige.
Belles rencontres
En plus de l’exposition, la maison de la culture propose trois rencontres avec Françoise Sullivan. Le 21 septembre, à 14h, une table ronde portant sur le manifeste Refus global réunira trois de ses signataires : Mme Sullivan, le peintre Fernand Leduc et la chorégraphe Jeanne Renaud. Les laissez-passer pour y assister sont déjà disponibles. Publié en août 1948, le manifeste signé par un groupe de 15 artistes dirigé par Paul-Émile Borduas, dont les peintres Marcelle Ferron, Jean-Paul Riopelle, Marcel Barbeau, Fernand Leduc et le poète Claude Gauvreau, constituait un vibrant réquisitoire contre les valeurs traditionnelles et l’immobilisme de la société québécoise d’alors.
Le 28 septembre, de 14h à 17h, Françoise Sullivan rencontrera le public dans une ambiance informelle à l’occasion des Journées de la culture. L’entrée sera libre.
Enfin, le 19 octobre à 14h, on présentera le film Les Saisons Sullivan en présence de l’artiste. Une discussion suivra la projection. Les laissez-passer seront disponibles dès le 1er octobre.
L’exposition peut être visitée de 13h à 19h les mercredis et jeudis, et de 13h à 17h les mardis, vendredis, samedis et dimanches. La maison de la culture Marie-Uguay est située au 6052, Monk. Information au 514 872-2044.