Pour jouer sur son disque Tutti quanti, Nick Waibe a notamment convoqué l’harmoniciste Guy Bélanger et la saxophoniste Marie-Josée Frigon.
Tutti quanti : 13 chansons comme des «bulles d’émotion»
L’auteur-compositeur-interprète Nick Waibe lance un premier disque
«J’adore notre langue», confie Nick Waibe. Et quiconque écoute les chansons de son disque Tutti quanti est mis au défi de prouver le contraire.
Tutti quanti, «c’est un album un peu slow food», avance l’auteur-compositeur-interprète, qui en souligne la douceur. «Il renferme des chansons qui sont comme des bulles d’émotion.»
Nick Waibe travaillait à ce premier disque depuis un an et demi. L’album est tout chaud, tout nouveau, mais les treize pièces qu’il renferme sont solidement rodées. La plupart ont été écrites il y environ cinq ans. Il les interprète régulièrement en spectacle.
Musicalement, Nick Waibe s’est entouré de grosses pointures. «Je voulais des musiciens de calibre», dit-il. Il a donc convoqué Daniel Piché, son directeur musical et pianiste depuis une dizaine d’années. On retrouve également à ses côtés la saxophoniste Josée Frigon (Belle & Bum) et l’harmoniciste Guy Bélanger (Gaz Bar Blues). Nick Waibe est heureux de ses choix. Il leur lève son chapeau. «Les musiciens donnent tout sur le disque», constate-t-il avec satisfaction.
C’est donc très relevé au plan musical. Et que dire des textes. L’idée pour Nick Waibe n’est pas de faire joli, de créer de la tapisserie. Il est guidé par un maître mot : émotion. «J’ai opté pour le sens. Dire des choses. Il faut que ça vaille la peine», explique-t-il. Et quelle façon de le dire. Au détour de chaque phrase, on sent un grand amour des mots, de la langue française chez celui qui cite Richard Desjardins et Léo Ferré au nombre de ses influences.
«Ce sont des chansons que l’on peut réécouter. On découvre toujours des choses», lui a déjà dit un fan. Signe que sa poésie est riche, belle et complexe. Le plus beau compliment que l’on puisse lui faire. «Ça m’a beaucoup touché», avoue Nick Waibe.
Ses textes fourmillent d’images, de raccourcis. À l’écoute, on se doute bien que ce n’est pas facile. Du travail. Beaucoup de travail. Mais on ne sent jamais la sueur, l’effort, le labeur. «Il faut que ça coule, que ce soit comme un souffle, un texte», explique l’auteur. «Je peux passer deux mois, tous les jours, sur un texte, dit-il. C’est une passion.» Beaucoup d’effort de sa part pour «passer la bulle de l’autre en lui disant des choses qui le touchent».
Parmi ces «bulles», notons la présence sur l’album de Question militaire, qui joue déjà dans une quarantaine de stations de radio à travers le Québec, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario. Nick Waibe y pose d’entrée de jeu la question Dis-moi ma vie, combien vaux-tu ?. «L’accueil est merveilleux, se réjouit l’artiste. J’ai été agréablement surpris. C’est une chanson piano-voix. En spectacle, c’est la chanson qui cartonne le plus.»
Son propos fait mouche auprès des spectateurs. «Avec tout ce qui se passe dans le monde, les gens sont inquiets. On n’a pas l’impression d’avancer comme individu et socialement, note Nick Waibe. C’est décourageant, avec toute l’intelligence qu’on a sur Terre…»
«Mais il n’y a pas que des propos alarmistes. Le disque contient aussi une certaine douceur, une certaine tendresse», souligne-t-il. Belle preuve avec Ça sert à rien, cette histoire de peine amoureuse bercée par l’harmonica de Guy Bélanger. Dose de vitamines et de soleil avec L’Envol, son orgue Hammond, son chœur.
L’album Tutti quanti est disponible chez Archambault ainsi que sur www.ziq.ca et sur www.apple.com On peut obtenir plus d’information sur Nick Waibe au www.myspace.com et au www.nickwaibe.com.