La Coop Les Faux-Monnayeurs
Un mode original de gérance d’artistes
Unique en son genre la Coop Les Faux-Monnayeurs est la seule coopérative québécoise chargée de produire et booker des spectacles au Québec. Du siège social de la compagnie, rue Workman dans la Petite Bourgogne, Louis Côté, 51 ans, ex-directeur artistique des Foufounes électriques (entre autres choses), et Jean-François Guindon, 31 ans, ex-informaticien spécialisé en gestion de projet, gèrent la carrière de leurs artistes avec toute la passion que cela exige.
Parmi les membres les plus connus de la Coop Les Faux-Monnayeurs, on compte le guitariste et auteur-compositeur-interprète, Tomás Jensen et le groupe de musique traditionnelle les Tireux d’Roches.
Mais la Coop encourage surtout la relève avec Francis Roberge (chanson moderne, rythmes dansants et romantisme planant, gagnant 2007 du Festival International de la Chanson de Granby), Mille Monarques (groupe rock plutôt trash), Léoparleur (groupe rock underground de France), Guillaume Arsenault (Prix du jury, Prix du public et Prix Télé-Québec au Festival en chanson de Petite-Vallée de 2001 et finaliste auteur-compositeur-interprète au Concours Ma première Place des Arts de 2005), Lara (chanson jazz, musique tzigane, Prix du public au Festival international de la chanson de Granby de 2004), et Sttellla (groupe rock culte en Belgique, encore peu connu ici); une direction artistique francophone alliant les musiques rock, world et trad.
En 2002, Louis Côté fonde la Coop avec Tomás Jensen et ses Faux-Monnayeurs, puis Jean-François se joint à lui en 2005 en amenant ses Tireux d'Roches dans l'aventure. Les autres artistes se joignent au fur et à mesure. La Coop est toujours présidée par Tomás Jensen et administrée à parts égales par Louis et Jean-François.
Respect des artistes
Avec Louis et Jean-François, on est loin des requins dont regorge l’industrie musicale. La Coop, ça veut dire que les profits sont mis en commun pour les frais de gestion (frais de déplacement, de papeterie pour les affiches et flyers, frais fixes comme le téléphone, l’Internet, etc.).
Les surplus sont ensuite redistribués aux artistes membres, selon un pourcentage respectant les profits générés par chacun. Cette formule de partage équilibré des dépenses et des revenus contribue au maintien de la confiance entre les artistes et leurs gérants, ces derniers ne cherchant pas à s’enrichir sur leur dos: «Le seul moyen pour nous, [les deux administrateurs] de se payer un salaire, c’est de booker le plus de shows possible», explique Louis Côté. C'est pourquoi tous deux fréquentent les salons mondiaux d’échanges comme le Rideau à Québec, le Pacific Central à Vancouver et le marché de la musique du monde en Espagne, question de vendre «leur salade».
Au total, pas moins de 130 spectacles ont été produits par la Coop en 2007, une bonne moyenne selon les deux administrateurs. «On prévoit en faire autant, sinon mieux en 2008», assure Jean-François Guindon.
Jean-François et Louis aident aussi leurs artistes pour les demandes de subventions, en plus de faire les services de presse ou de les donner à contrat à des firmes spécialisées au gré des besoins et événements dans la carrière de chacun des artistes.
Fait à mentionner, Mille Monarques et Sttellla seront des FrancoFolies cet été, une occasion de mieux les connaître.