Une artiste dans sa bulle
Regard critique et ludique sur notre société de consommation
La jeune artiste montréalaise, Karine Giboulo, présente ses bulles de vie à la Maison de la culture Marie-Uguay jusqu’au 2 mars prochain. Ses œuvres colorées aux messages explicites évoquent le monde de l’enfance, tant sur la forme que par les préoccupations illustrées.
Karine Giboulo peuple ses bulles de figurines, tandis que des dessins aux titres évocateurs (Le gâteau monstre ou La tour de bébelles), viennent expliquer chacune des sphères de plexiglas. Guerre, surconsommation, innocence perdue, famines et autres injustices sociales, tout y est dénoncé, mais sous une forme ludique et pétillante. Les illustrations de l’usine à bulles «flambant rose» de Karine Giboulo amusent et détonnent d'avec les manufactures grises et abandonnées qui l’entourent.
Représentée par la galerie SAS, l’artiste de 28 ans compte déjà plusieurs expositions solos à son curriculum. «Mes premières expositions remontent à lorsque j'avais 12 ans, je faisais ça pour mes tantes, je me prenais bien au sérieux», rigole l'artiste, qui se considère comme autodidacte.
«Je vois mes bulles comme des planètes flottantes, qui allient à la fois naïveté et lucidité, un paradoxe stimulant», explique la jeune artiste au chandail rose bonbon.
Venise la Sérénissime
Sont aussi exposées à la Maison de la culture Marie-Uguay, pour la même période, les magnifiques photographies du carnaval de Venise de Marc Laberge.
Conteur, aventurier, ethnographe et photo-aventurier, le travail de Marc Laberge a fait l’objet de plusieurs expositions, de ses clichés des volcans d’Islande aux glaciers de l’Alaska. Cette fois-ci, ses clichés rendent hommage au charme surnaturel de la cité de Venise et à la magnificence exubérante des costumes de son carnaval. Vêtus de masques intrigants et de tissus chatoyants cousus de fils d’or, les comédiens aux costumes extravagants côtoient les touristes ou simples citoyens aux tables des cafés durant le carnaval.
Villes imaginaires
Quant la littérature et l’architecture se côtoient et se mélangent, cela donne Les Archi-Fictions de Montréal, une exposition itinérante qui s’arrête elle-aussi jusqu’au 2 mars à la maison de la culture du boulevard Monk.
Mêlant installations, textes et vidéos dans un style assez déstabilisant, l’exposition propose des pistes de réflexions pour réinventer la ville dans un contexte ou la métropole vit plusieurs remodelages.